Directeur: Ahmed Manaï

Juin 2006

05/06/06 - Ce nest pas seulement Haditha ou Ishaqi, cest tout lIraq qui est un immense My Lai !


par la rédaction de http://quibla.net, 5 juin 2006


Les forces usaméricaines "ne respectent pas le peuple iraquien...Ils les écrasent avec leurs véhicules et les tuent sur une simple soupçon ou sur une simple intuition"
Le massacre d'Haditha "comme vous les savez, n'est pas le seul massacre. Il y en a des tas".
La première phrase est de Nouri Kamal Al Malki, "Premier ministre" du "gouvernement" de Bagdad, la seconde de son adjoint Salam Al Zoubaye. Al Malki a même déclaré que son "gouvernement" allait se saisir du dossier judiciaire de ces crimes de guerre. On se demande à quoi cela servira, puisque le "gouvernement" de Bagdad ne dispose d'aucun pouvoir pour poursuivre des militaires usaméricains.
Mais qu'attendent donc ces messieurs pour quitter leurs palais et leurs fauteuils dorés et prendre le maquis ?

Ainsi donc, ça a pris du temps, mais ça y est : l'Amérique a son double My Lai iraquien.
Le premier massacre de 24 civils désarmés, dont certains dormaient encore, a eu lieu le 19 novembre 2005 à Haditha dans la province d'Al Anbar. La presse a commencé à en parler en mars 2006 [quibla.net a en a fait état le 22 mars 2006, sur la foi d'un article de The Independent, de Londres), mais c'est seulement 200 jours après les faits que les grands médias usaméricains se sont emparés de ce qui est devenu une "affaire".
Le second massacre de civils tout aussi désarmés a eu lieu à Ishaqui, dans le district d'Abou Sifa, près de Balad, à 95 km au nord de Bagdad, le 15 mars 2006.
Hadatha et Ishaqi seront-ils le My Lai iraquien des USA ?
Comme pour My Lai, le commandement sera épargné par la justice militaire, mais l'opinion usaméricaine risque à cette occasion de basculer définitivement et résolument dans le camp des opposants à la guerre. Encore faut-il qu'elle soit capable d'ouvrir grands les yeux et de se rendre compte qu'Haditha et Ishaqi, comme Abou Ghraïb, Falloujah, Tell-Afar, ne sont que des détails d'un gigantesque My Lai qui se déroule en Iraq depuis plus de 3 ans.

05/06/06 - Le précédent de My Lai : « Actes isolés » et impunité militaire
Le 29 mars 1971, une cour martiale usaméricaine déclare le lieutenant Calley principal et unique coupable du massacre de Mi Lay, dans lequel sa compagnie a assassiné, trois ans auparavant, plus de 500 civils vietnamiens sans défense.
Des centaines de personnes furent regroupées dans un fossé et mitraillées, les enfants blessés tentant de sortir du fossé étant abattus. Une trentaine de femmes qui sortaient d'un abri les mains en l'air, sont abattues avec leurs bébés. Loin d'être une crise de folie meurtrière s'emparant de soldats sadiques, l'opération est menée de manière systématique et ordonnée, étalée sur plusieurs heures. L'armée ne cessera d'insister sur la responsabilité individuelle des soldats afin de se dédouaner. Calley, lui, affirme avoir reçu l'ordre de « nettoyer le village sans prendre de gants ». Aucun des autres participants au massacre ne sera inquiété.
Unique condamné du procès, Calley écope de la prison à vie, mais sera relaché trois jours après le verdict, sur ordre du président Nixon. Il sera gracié en catimini, en 1974.


Source :
http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?sectionfiltered=BX&object_id=23652

 


05/06/06 - Lettre ouverte à Louise Arbour, Haut commissaire aux droits humains des Nations unies


par Mohamed T. Al Daraji, directeur de l'Observatoire des droits humains en Iraq [ Monitoring of Human Rights in Iraq - MHRI ], 3 juin 2006


Traduit de l'anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le résau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.
Excellence,
Le monde entier a été témoin des crimes de l'occupation usaméricano-britannique de notre pays l'Iraq. La plus récente confession des Usaméricains a concerné le meurtre de sang-froid de 24 civils à Haditha le samedi 19 novembre 2005. Après une interview télé que nous avons donné à la BBC le 29 mai 2006, cette chaîne a révélé un des crimes commis à Ishaqi, l'assassinat de 11 civils le 17 mars 2006 par les troupes usaméricaines. Parmi les victimes, il y avait cinq enfants et quatre femmes. Pour votre information, c'est nous qui avons dénoncé ce crime, ainsi qu'un autre, advenu le 10 avril 2006 lorsque les troupes usaméricaines ont assassiné un couple, laissant orphelins ses enfants, Aïcha, une fillette de 3 ans et Haider, âgé de seulement 40 jours.
Excellence,
Les troupes usaméricaines nient aujourdhui avoir commis une quelconque erreur dans le cas du premier crime d'Ishaqi, suite à une enquête interne qui a été tout sauf une procédure d'enquête honorable. C'est pourquoi nous nous adressons à vous, en accord avec le point 4 de la Résolution n°184 de 1993, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies, qui vous donne autorité pour créer une commission internationale d'enquête sur ce genre de crimes et de violations, qui entrent dans la catégorie des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.
Excellence,
Notre peuple demande votre aide pour que nous soient restitués nos droits humains, en premier lieu le droit à la vie, une fois abolies les lois usaméricaines. Nous désirons aussi votre aide pour faire abroger les résolutions de l'Autorité d'occupation, lesquelles empêchent la poursuite par des tribunaux iraquiens, en application de lois iraquiennes, de violations commises par des soldats et citoyens de pays occupants et à faire transférer, en accord avec la législation internationale, la souveraineté et l'autorité au peuple iraquien.
Meilleures salutations.
Source: http://www.mhrinet.org
Contact: muhtaq72@yahoo.com, mhrinet2005@yahoocom


05/06/06 - Imène Hassen, 10 ans, survivante de Haditha : « Ils ont tué ma famille puis ils sont venus nous dire sorry' ! »


par Islam on line, 27 mai 2006.

Original http://www.islamonline.net/Arabic/news/2006-05/27/article04.shtml/


Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.


« Tous ceux qui étaient à la maison ont été tués par les Américains, à part mon frère Abderrahmane et moi. Nous avions très peur et nous nous sommes cachés sous le matelas, sans essayer de bouger durant deux heures d'affilée. Les membres de ma famille ne sont pas morts tout de suite, nous les avons entendus gémir pendant longtemps, jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme. »
C'est par ces paroles pleines de tristesse, que l'enfant Imène Hassen, 10 ans, raconte comment les soldats usaméricains ont défoncé leur maison à Haditha (220 km au nord de Bagdad) le 19 novembre 2005 et tué 15 membres de sa famille, parmi les 24 civils tués. Ils étaient fous de rage, après la mort d'un des leurs, par l'explosion d'une bombe placée au bord de la route et ayant atteint leur véhicule militaire.
L'agence Reuters a rapporté le 27 mai 2006 les propos d'un responsable militaire usaméricain : « L'enquête poursuivie actuellement à propos de ce qui s'est passé à Haditha, pourrait conduire à lancer des accusations pénales contre un certain nombre de marines, entre autres le meurtre ».

Les détails de l'affaire

Imène raconte au journal Britannique The Times les détails de l'offensive menée contre sa famille : cela s'est passé aux environs de 7 heures du matin quand elle était encore en chemise de nuit et se préparait à aller à l'école. Son père faisait sa prière dans une chambre voisine et ses grands-parents étaient encore au lit.
A ce moment précis, ils ont entendu le bruit d'une explosion qui s'est révélé être celui d'une bombe placée sur le bord de la route ayant explosé au passage d'un véhicule militaire usaméricain et conduit à la mort de son chauffeur. La famille a entendu par la suite des tirs d'armes mais elle n'a pas quitté la maison.
Quinze minutes environ après l'explosion de leur véhicule, les Marines pénétrèrent dans la maison pour ce qui apparaissait être la recherche de combattants. Ils commencèrent à hurler au visage de son père puis lancèrent une grenade dans la chambre où dormaient ses grands-parents et commencèrent à tirer dans la salle à manger où étaient réunis la plupart des membres de la famille.
Imène ajoute : « J'ai vu ma mère atteinte d'éclats de la grenade, ma tante prendre un enfant et s'enfuir hors de la maison, alors que mon oncle Rachid descendait du premier étage avant de s'enfuir hors de la maison en voyant ce qui s'y passait. Mais les Marines l'ont pourchassé et l'ont abattu.
Tous ceux qui étaient à la maison ont été tués par les américains, à part mon frère Abderrahmane et moi. Les membres de ma famille ne sont pas morts tout de suite nous les avons entendus gémir pendant longtemps, jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme. »

Abou Mohamed, l'oncle de Imène, l'interrompt pour ajouter « nous n'avons pas eu assez de temps pour honorer nos morts en leur assurant une sépulture digne. Nous avons enterré trois personnes par tombe, ce qui fait cinq tombes pour l'ensemble de la famille. Nous avons enterré chaque homme avec sa femme et son enfant ». Il ajoute qu'une unité de l'armée usaméricaine est venue assister à l'enterrement « non sans avoir placé au préalable des snipers tout autour ».

Mohamed Abed, le cousin de Imène, raconte quant à lui : «Les Usaméricains sont venus deux mois après le massacre pour prendre des photos des lieux et payer 2500 $ en compensation pour chaque mort ».

Imène, qui a reçu un éclat à la jambe elle aussi, termine en disant : « Je ne pardonnerai pas aux troupes usaméricaines. Je les déteste, elles sont venus nous tuer puis nous dire sorry', désolés ».

La version usaméricaine
Les troupes usaméricaines quant à elles ont commencé par déclarer que ce qui s'est passé à Haditha est tout simplement un nouvel incident sanglant. Le porte-parole militaire usaméricain, Jeffreys Paul a déclaré que « 15 civils iraquiens ont été tués alors qu'une bombe posée sur le bord de la route de Haditha explosait ». Par la suite, les troupes usaméricaines ont estimé que les civils iraquiens ont été tués au cours d'un échange de tirs entre marines et combattants iraquiens.
Mais le Times britannique a révélé qu'un journaliste stagiaire iraquien lui a transmis un film vidéo montrant les cadavres de gens tués, ainsi que des éclats de grenades et des douilles de balles à l'intérieur de la maison d'Imène, en plus de nombreuses taches de sang sur les murs de la maison. Il n'y a aucune trace d'impacts de tirs en dehors de la maison. Les médecins avaient déclaré que la plupart des victimes ont été tuées par des balles tirés à bout portant à la tête ou à la poitrine ».
Le député démocrate usaméricain John Murtha, officier de réserve de l'infanterie de marine a déclaré la semaine passée : « il n'y a pas eu d'échanges de tirs. Nos troupes ont exagéré dans leur riposte par suite des pressions qu'elles subissent et ont ainsi tué des civils innocents de sang-froid ».

Les accusations
Le Los Angeles Times a révélé qu'il était probable que les enquêteurs lancent des accusations comprenant le meurtre, le meurtre par négligence pénale, négligence du devoir et présentation de faux rapport.
Le journal ajoute : « Les enquêteurs militaires ont conclu que 12 soldats des Marines ont tué d'une manière injustifiée, des civils désarmés, dont des femmes et des enfants, à la suite de la mort de l'un de leurs collègues dans l'explosion d'une bombe plantée sur le bord de la route.
Quant au journal The Times, citant des responsables militaires et d'autres du Pentagone au courant de l'enquête, il déclare : « Cet incident est peut être le plus grave de l'indiscipline des troupes terrestres usaméricaines en Iraq, y compris le scandale des tortures de Abou Ghraïb ».
Ce scandale constituera peut-être un autre affront au président Bush qui avait qualifié le scandale de la torture des détenus iraquiens dans la prison de Abou Ghraïb de « plus grande faute » de l'Amérique et reconnu que c'était son discours belliqueux à l'encontre des combattants sunnites et son usage de paroles dures et de défi en 2003 qui avaient peut-être « envoyé le mauvais message ».


05/06/06 - Novembre 2005 : Les troupes d'occupation tuent une famille entière


par Islam on line, 21 novembre 2005.

Original : http://www.islamonline.net/Arabic/news/2005-11/21/article10.shtml

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Les troupes d'occupation usaméricaines ont tué ce lundi 21 novembre 2005 cinq civils d'une même famille dont 3 enfants de un à 3 ans, et blessé deux femmes et un autre enfant, en tirant sur la voiture familiale qui les transportait.
L'agence Reuters a rapporté les propos d'un survivant : « La famille allait de Balad, à 80 km au nord de Bagdad, à Bâakouba toute proche, pour assister à un enterrement, quand elle fut prise sous le feu d'une force usaméricaine qui s'était rapprochée d'elle ».
Le jeune Ahmed Kamel Assoumra, 22 ans, qui conduisait la voiture familiale, raconte « J'ai été surpris par les véhicules militaires usaméricains devant moi et dont les soldats ont commencé à tirer sur nous de toute parts. J'ai arrêté la voiture sur le bord de la route, mais ils ont continué à tirer. J'ai vu les membres de ma famille se faire tuer un à un avant que la voiture prenne feu. J'ai extrait les cadavres de la voiture ».

La police iraquienne a déclaré pour sa part : « Les troupes usaméricaines ont confisqué l'épave de la voiture quelque temps après.»

C'étaient tous des enfants
La chaîne Reuters a montré des images de deux enfants tués à la morgue de Bâakouba alors que des membres de la famille embrassaient le cadavre d'une autre victime placée sur un chariot. Et alors qu'un ouvrier de la morgue transportait le cadavre d'un enfant au frigo, quelquun de la famille s'écrie : « Ce sont tous des enfants, ce ne sont pas des terroristes, regardez les enfants.. ». Un témoin dont le sang coulait d'une blessure à la tête déclare : « Nous avons eu l'impression qu'on nous tirait dessus par devant et par derrière ».

Une version différente
De leur côté les troupes usaméricaines ont reconnu les tirs d'armes mais ont donné une autre version des faits, déclarant qu'il y a eu trois morts et deux blessés. Le porte-parole militaire le Major Stephen Warren a déclaré qu des soldats usaméricains ont établi un barrage provisoire pour permettre aux véhicules militaires de sortir de l'autoroute et de se diriger sur une base militaire toute proche, quand la voiture en question s'est approchée. Celle-ci n'a pas ralenti et des tirs de semonce ont été tirés. Mais la voiture a continué sa route sans obtempérer et c'est ainsi que les soldats lui ont tiré dessus ».
Les Iraquiens accusent souvent les troupes usaméricaines de tirer sur les voitures civiles aux barrages et points de contrôle.
Les troupes usaméricaines répondent qu'elles « font tout leur possible pour éviter de tirer sur les civils «, bien qu'elles aient reconnu auparavant avoir tué des civils par inadvertance aux points de contrôle.
Dans une tentative d'éviter les tirs « sauvages », les Iraquiens ont appris à se garer sur les bords de route quand des véhicules militaires s'approchaient d'eux, pour ne pas perdre la vie ou être gravement blessé par ces troupes.

05/06/06 - Le massacre qui éclabousse l'armée américaine


par Dominique Raizon, RFI, 30 mai 2006


A l'heure où le Pentagone termine son enquête sur la tuerie de vingt-quatre civils à Haditha (ouest de Bagdad) des membres du Congrès américain accusent la hiérarchie militaire d'avoir étouffé la vérité. Le 19 novembre 2005, un soldat de l'US navy (marine américaine) et 15 civils irakiens sont tués par l'explosion d'une bombe dissimulée en bordure de route. La version établie le lendemain par un communiqué de l'armée américaine confirme la mort d'un jeune caporal et mentionne des affrontements qui auraient opposé des insurgés aux militaires américains. Les témoignages recueillis par le Time et le Washington Post auprès de témoins oculaires, ainsi qu'une vidéo réalisée par un étudiant en journalisme, font état d'un massacre qui serait « potentiellement la plus grave violation du droit de la guerre par les forces américaines en trois ans de conflit », d'après le Washington Post. Plusieurs marines américains pourraient être inculpés.

La tuerie de vingt quatre civils irakiens à Haditha (ouest de Bagdad), en novembre dernier, a conduit le Pentagone à mener deux enquêtes parallèles (l'une criminelle, l'autre administrative) pour répondre à deux questions essentielles : d'une part, qui a ouvert le feu sur des civils -de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées-, et d'autre part qui, en haut lieu, a décidé qu'il valait mieux ne pas en parler ? Selon la version initiale et officielle de la tragédie, diffusée dans un communiqué le 20 novembre, au lendemain des faits, une bombe dissimulée en bord de route à Haditha aurait causé la mort d'un marine et de quinze Irakiens, puis entraîné des affrontements et des représailles meurtrières. Mais, en mars dernier, une vidéo remise à la presse (Time) par l'organisation irakienne de défense des droits de l'homme Hammurabi, enregistrée par un étudiant irakien en journalisme, montre des victimes du raid sanglant dont certaines sont en pyjama. Plusieurs journaux américains relayent les révélations qui font émerger un double scandale apparentant les exactions à un crime de guerre, maquillé de surcroît par la hiérarchie militaire. Le Pentagone serait sur le point de confirmer le pire massacre perpétré en Irak par ses propres troupes : d'après le Washington Post, « des marines pourraient être inculpés de meurtre, manquement au devoir et faux témoignage ».
« J'ai regardé à travers les rideaux. Ils sont entrés de force chez nos voisins et j'ai entendu plein de coups de feu. J'ai cru que notre maison serait la suivante », se souvient un homme de 47 ans, refusant de livrer son identité de crainte de représailles. Safa Younis, adolescente de 12 ans, seule rescapée d'une famille de huit personnes, raconte : « Les Américains sont entrés et ils ont jeté une grenade dans la salle de bains. Ils ont tué mon père dans la cuisine. Puis ils nous ont tiré dessus. J'ai fait semblant d'être morte ». Time dénonce une « tuerie sauvage » à Haditha, le Washington Post révèle que les cadavres ont été enterrés dans le « cimetière des martyrs ». L'hécatombe touche femmes, jeunes enfants et personnes âgées qui non seulement n'ont pas été protégées des violences de guerre, mais qui auraient même été « froidement assassinées à bout portant », d'après les témoignages des témoins oculaires rescapés et voisins du drame.

« Je n'excuserai pas le meurtre et c'est ce qui s'est passé »
Catégorique, John Murtha, membre démocrate de la Chambre des représentants, lui-même un ancien marine couvert de décorations -défenseur passionné de la cause des militaires américains et partisan du retrait des troupes d'Irak- a déclaré : « Je n'excuserai pas le meurtre, et c'est ce qui s'est passé ». Selon ses déclarations sur la chaîne de télévision ABC, « il n'y a aucun doute sur le fait que les militaires ont tenté d'étouffer l'affaire. Il y a eu une enquête sur les tueries juste après les faits. D'abord, ils ont dit que les Irakiens avaient été tués par des explosifs. Le lendemain, une équipe d'enquêteurs va sur place. Puis rien ne se passe, plus personne n'en entend parler, on ne dit rien à personne. Jusqu'en mars, quand Time Magazine a révélé l'information, personne ne se rendait compte de ce qui se passait ». Le quotidien Libération évoque des « compensations de 2500 dollars » qui auraient été proposées par la suite aux familles des victimes, « une preuve supplémentaire, pour John Murtha, que des officiers haut placés étaient au courant ». Et John Murtha de s'interroger : « Quand le chef d'état-major interarmées [le général Peter Pace] a-t-il été mis au courant ?A-t-il ordonné d'étouffer l'affaire ? Qui a ordonné d'étouffer l'affaire ? ».
Les raisons qui auraient conduit la hiérarchie à couvrir les exactions sont aisées à cerner : la mission d'assistance de l'ONU en Irak (Manui) indique dans un rapport qui couvre la période du 1er mars au 30 avril 2006 que depuis l'attaque du 22 février contre le mausolée d'Al Askari à Samarra, les meurtres interethniques, les intimidations et les menaces sont devenus l'une des formes les plus caractéristiques des violations des droits de l'Homme() . Des centaines de civils sont tués ou blessés chaque semaine, des dizaines de corps portant des signes de torture et d'exécution font surface chaque jour autour de Bagdad et ailleurs en Irak ». Cette nouvelle bavure, si elle était confirmée, ne ferait qu'allonger la liste.

Le massacre d'Haditha : un « My Lai irakien »
Si cette bavure devait se confirmer elle entraînerait, d'après John Murtha , un effet encore plus ravageur pour l'image des Etats-Unis dans le monde que le scandale [des sévices exercés sur les détenus] de la prison irakienne d'Abou Ghraïb ». Par ailleurs, Sami Aoun, chercheur et politologue de l'Université de Sherbrooke (Canada), souligne que de telles exactions, si elles étaient confirmées par l'enquête, pourraient être de nature à « alimenter l'hostilité des Irakiens contre les troupes militaires sur leur territoire », ce qui se dessine déjà dans les témoignages des rescapés comme Abou Hasan, qui déclare : « Maintenant, quand je vois encore des snipers américains sur les toits des habitations, je change de direction ».
Faisant référence au massacre commis en 1968 au Vietnam -qui fit 500 victimes parmi les civils vietnamiens-, Marc Garlasco, de l'organisation humanitaire Human Rights Watch évoque déjà un « My Lai irakien », même si le bilan n'est pas aussi lourd. Le général Pace a tenu à souligner que si les accusations se vérifiaient, il s'agirait de militaires ayant eu un comportement contraire aux « 99,9% d'entre eux qui font leur travail exactement comme les Américains l'attendent d'eux ». Alors que l'enquête arrive à son terme, le commandant des marines, le général Michael Hagee est parti en Irak pour rappeler aux soldats que « leur mission consistait aussi à protéger la vie des non-combattants ».
Selon la presse américaine, Al-Qaïda aurait fait des copies de ces images pour les envoyer dans des mosquées en Syrie, Jordanie et Arabie saoudite à des fins de propagande, utilisant le massacre de femmes et d'enfants pour recruter de nouveaux combattants.
Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_44062.asp

Lettre d'Iraq de la poétesse et auteure palestinienne Sarra Rached


Juin 2006
Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Je n'ai jamais pensé un jour écrire la lettre et l'appel suivants adressés à l'organisation Ecrivains Sans Frontières. Mais quand tout s'effondre autour de nous et que l'on s'aperçoit que personne, dans le monde des vivants, n'est en mesure d'entendre nos plaintes et même nos cris, on se met à frapper à toutes les portes. Juste pour se donner l'impression de refuser que la mort ne nous gagne pas chaque jour un peu plus.

Nous sommes une famille palestinienne et nous détenons des documents égyptiens. Mes frères et moi sommes nés au Koweït que nous avons dû quitter à la suite de la guerre du Golfe. Notre père pensait bien faire en nous amenant en Iraq où nous espérions trouver de meilleures conditions de vie. C'est dans ce pays,que nous avons donc vécu à partir de 1992 dans les conditions de l'embargo qui lui a a été imposé,.

Après l'occupation usaméricaine de l'Iraq, les conditions de vie y sont devenues insupportables, pour les Iraquiens d'abord mais aussi et surtout pour les réfugiés palestiniens, notamment au cours des derniers mois. Tout le monde est au courant des violences quotidiennes, des voitures piégées, des enlèvements, des liquidations physiques sur fond ethnique et confessionnel. Les Palestiniens comme les Iraquiens sont devenus la cible de ces actes et de nombreux Iraquiens sont contraints de quitter leur pays pour chercher la sécurité ailleurs.

Nous autres Palestiniens, détenteurs de documents égyptiens, sommes dans l'incapacité de quitter l'Iraq. Aucun pays arabe ou autre n'accepte de nous recevoir sur son sol et même le gouvernement égyptien n'y consentirait que pour les femmes et les enfants.

Aussi nous avons continué à essayer de survivre sur place, dans un pays devenu une grande prison avec la peur et la terreur en plus. Nous n'avons jamais pensé que cela deviendrait à ce point insupportable !

Mon père est mort il y a deux ans à la frontière iraquo-jordanienne en essayant vainement de pénétrer en Jordanie où il possède des biens. La Jordanie lui refusait l'entrée de son territoire parce qu'il avait des documents égyptiens. Il y a deux mois, mon frère a été arrêté par la Garde nationale iraquienne parce que le hasard a voulu qu'ils se soit trouvé pas très loin du lieu d'une explosion mais c'était surtout parce qu'il était Palestinien. Il s'en est tiré au bout de deux semaines de tortures indescriptibles !

Jusque-là on pouvait penser que la situation pouvait encore être acceptable, malgré ses horreurs. Mais voilà que notre frère a été enlevé devant nos yeux et assassiné, le plus simplement du monde, sans motif ! Il est difficile dans ces conditions de se donner l'illusion de pouvoir continuer à vivre ici. J'ai la vive impression que nous sommes des morts vivants en Iraq. On nous dénie toute dignité, toute humanité. Quand les Iraquiens ne se sentent pas en sécurité, ils peuvent partir ailleurs, on les laisse aller facilement dans le pays de leur choix, arabe ou autre. Pas nous !

Ma famille se compose de notre mère, directrice d'école qui a formé des générations durant de nombreuses années, et de mes frères et soeurs :
Amer Rached : Etudiant ingénieur en magistère (Maîtrise des systèmes électroniques).
Mohamed Rached : Etudiant en 3ème année d'ingénierie en mécanique.
Sarra Rached : Etudiante en 2ème année : Maîtrise des systèmes électroniques.
Puis Soundess et Balsam Rached : moins de 18 ans.
En plus de mes neveux, dont le père vient d'être assassiné, et de leur mère.
Nous comptions partir en Egypte mais son gouvernement n'autorise pas l'entrée de mes frères sur son territoire. Il n'est pas question de les laisser ici, en Iraq, dans les conditions connues par tous et que nous essayons de fuir.
Le gouvernement syrien a pris récemment la décision d'autoriser l'entrée sur son territoire des réfugiés palestiniens d'Iraq et nous avons tant espéré de cette décision. Mais cette décision ne leur donne d'autre choix que celui de rejoindre le camp des réfugiés d'Alhaska, dans les pires conditions.
Je ne demande pour moi et ma famille qu'une seule chose : qu'un pays quelconque, arabe ou autre, nous autorise à rentrer et vivre sur son territoire. Nous ne serons aux crochets ni de la société qui nous accueille ni de personne. Notre famille est suffisamment éduquée et formée pour participer de plein pied à la vie de la société qui nous reçoit et lui donner plus qu'on n'en reçoit.
Aidez-moi à transmettre mon appel à n'importe quel responsable, dans n'importe quel département ou ambassade, de n'importe quel pays. Je n'ai jamais sollicité qu'on m'aide à publier mes poèmes et mes écrits, mais s'il vous plaît, aidez-moi à diffuser ou faire diffuser cet appel, sur n'importe quel journal ou site Internet.
Je suis au bord de la folie et j'y vais tout droit, chaque jour un peu plus.
Merci !
Sarra Rached

 

Dhoulouya est tombée aux mains des occupants : Oum Khedir a tenu sa promesse


par Mafkarat Al Islam, 6 juin 2006.

Original : http://www.islammemo.cc/news/one_news.asp?IDnews=113217

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

Les forces usaméricaines ont achevé d'occuper la totalité de la ville de Dhoulouya, à 97 km au nord de Bagdad, aujourd'hui 6 juin 2006, ainsi que les villages environnants, au bout de deux semaines d'un blocus total.
Le correspondant de Mafkarat Al Islam indique que les troupes d'occupation sont rentrées cet après-midi dans les derniers quartiers de la ville et notamment aux environs de la poste, accompagnées des supplétifs peshmergas kurde, et ce au terme de combats inégaux au cours desquels les résistants et la population ont perdu une soixantaine d'hommes.
Notre correspondant précise que les femmes et les enfants se trouvent maintenant à la merci des soldats de l'occupation qui opèrent des fouilles dans toutes les maisons.
Notre correspondant, qui a réussi à échapper miraculeusement au blocus et quitter la ville, précise aussi qu'une centaine d'habitants ont été jusqu'ici arrêtés et que l'occupant dispose de toute latitude pour faire ce qu'il veut des gens, en l'absence des journalistes qui ont tous quitté la ville.
Une femme, Al Hajja Oum Khedir, s'est faite exploser aujourd'hui à 19 heures, à l'entrée des soldats usaméricains dans sa maison et l'on ignore les pertes que ceux-ci ont subies.
Notre correspondant indique que les sunnites iraquiens récitent, dans leurs messages sur portables, des incantations invoquant Allah et Le priant de sauvegarder leurs s¦urs de Doulouya des atteintes de la soldatesque usaméricaine et de défaire leurs ennemis.
On se rappelle que les Cheikhs de Dhoulouya avaient lancé un appel aux oulémas musulmans d'accourir à leur secours après les menaces des soldats usaméricains de violer les femmes de la ville. Leur appel n'a pas trouvé d'écho auprès de ces prétendus oulémas musulmans, ce qui ne fait qu'élargir le fossé avec eux.


Soumise à un blocus criminel, la ville de Dhoulouya résiste
Eau coupée, nourriture et médicaments bloqués : 11 femmes enceintes sont mortes

par la rédaction de http://quibla.net, 5 juin 2006

Alors que les crimes de guerre commis par l'US Army à Haditha et à Ishaqi font la une des grands médias mondiaux, un silence total règne sur la situation dans la ville de Dhoulouya, assiègée par des forces militaires usaméricaines depuis deux semaines. Selon nos informations, la situation y est très grave. L'US Army est en train d'y commettre un nouveau crime de guerre, en violation des Conventions de Genève.
Dhoulouya (ou Ad Duluiyah ou encore Thoulouiya) est une petite ville de 50 000 habitants située sur les rives du Tigre à 97 km au nord de Bagdad, dans la province de Salah Eddine, entre Tikrit et Samarra. Cette ville peuplée presque exclusivement d'Arabes sunnites est un foyer de résistance patriotique depuis le déclenchement de l'occupation usaméricaine en février 2003. Lors d'une opération de grande envergure menée en juin 2003 par la 4ème Division d'infanterie et du détachement "Cheval de fer" (Ironhorse) de l'US Army dans le cadre de l'Opération Péninsule, 400 résistants avaient été capturés. Depuis, la petite ville poursuit sa résistance, sous la conduite d'un conseil de cheikhs tribaux.
Depuis le 20 mai, la ville est en état de siège : les forces usaméricaines ont établi un blocus et tentent de grignoter le territoire urbain.
Le 30 mai, une délégation de dix cheikhs tribaux a rencontré le commandant du Corps de Marines qui assiègent la ville, le capitaine Feel (ou Phil), pour lui demander de lever le blocus, au moins pour la nourriture et les médicaments. Voici le dialogue hallucinant qui a eu lieu :
Le capitaine : « Sauvages d'Arabes, je vous laisse un jour pour nous livrer ceux qui tuent nos soldats. Si vous ne le faites pas, je donnerai l'ordre à mes soldats de violer toutes les femmes, à commencer par les vôtres.»
Les cheikhs : « Nos femmes seront munies de ceintures explosives et elles attendront vos soldats demain. »
Selon le service d'information de la résistance iraquienne Mafkarat Al Islam (Islam Memo)* qui rapporte ces informations, recueillies auprès du Cheikh Jassem Al Azzaoui, plus de 18 femmes se sont portées volontaires au cas où l'occupant tenterait de mettre ses menaces à exécution.
Dans l'après-midi du 30 mai, l'aviation usaméricaine a lâché des bombes incendiaires sur quinze barques de pêche et de transport sur le Tigre ainsi que sur les vergers et palmeraies proches de la ville.

Désormais, l'eau courante a été coupée à Dhoulouya.


À la porte ouest de la ville un convoi de dizaines de camions et de voitures chargés de produits alimentaires et pharmaceutiques envoyés par le Croissant rouge iraquien, une organisation humanitaire émiratie et des habitants de Fellouja, de Bagdad, Tikrit, Samarra et Mossoul, est bloqué. Les forces d'occupation ont interdit à la caravane de rentrer dans la ville et lui ont ordonné de rebrousser chemin.
Le 31 mai, un cheikh de la ville a informé Mafkarat Al Islam de ce que l'occupant a interdit le transfert de 19 femmes enceintes pour accoucher à la maternité hors de la ville, ce qui a entraîné la mort de 11 d'entre elles.
La même source a confirmé que les troupes usaméricaines n'ont pas encore réussi à pénétrer d'une manière effective dans la ville mais qu'elles continuent à progresser lentement tous les jours.
« Ils avancent chaque jour un petit peu avec un grand renfort de chars et de blindés et avec un appui de l'aviation. Il y a des escarmouches entre deux forces déséquilibrées. Au cours des 5 premiers jours, les combattants iraquiens ont réussi à tuer et blesser plus de 30 soldats usaméricains, détruit 6 blindés et mis hors de combat 5 autres. Ces chiffres sont ceux qui ont comptabilisés directement par les combattants et il faut y ajouter les pertes occasionnées par les tirs de mortier et les fusées.»
A propos des négociations, le même Cheikh indique que « les Usaméricains veulent qu'on leur livre les combattants et nous leur avons répondu que cela signifierait qu'on leur livrerait notre honneur et cela ne peut se passer que sur nos corps et ceux des habitants de la ville ».
Le Cheikh qui a parlé à Mafkarat Al Islam a lancé un appel aux agences de la presse internationale et arabe à venir dans cette ville: « Nous les habitants et dirigeants de cette ville, avons la charge de veiller à la sécurité et au bien-être de la population Nous avons besoin que les médias viennent transmettre au monde la tragédie de notre ville ».
Le Cheikh a aussi lancé un appel aux savants de l'Oumma pour qu'ils disent juste un mot pour dénoncer ce qui se passe en Iraq et cette guerre contre les sunnites, avant qu'un jour ne vienne où il n'y aura plus un seul d'entre eux. Il a émis l'espoir que son appel parvienne « aux savants vivants, conscients des causes de l'Oumma et non pas aux morts ».
* Mafkarat Al Islam (Islam Memo) diffuse des informations quotidiennes en arabe sur la résistance iraquienne, émanant de tous les courants de cette résistance. Depuis avril 2004, les rapports quotidiens sont traduits en anglais par Mohamed Abou Nasr et diffusés sous le titre "Iraqi Resistance Reports" sur le site Free Arab Voice. Il s'agit de la source la plus riche et la plus fiable d'informations sur la résistance iraquienne. Ce n'est donc pas un hasard si le Département d'État US, dans un texte publié le 8 avril 2005, a qualifié Islam Memo d' "agent majeur de désinformation" et Mohamed Abou Nasr de "communiste". [Voir A Trio of Disinformers: Islam Memo, Muhammad Abu Nasr, and Jihad Unspun - Obscure Web sites play major role in disinformation, sur

http://usinfo.state.gov/media/Archive/2005/Apr/08-205989.html].

On peut lire les rapports de Mafkarat Al Islam/Islam Memo)
en arabe sur http://nosra.islammemo.cc/
en anglais sur http://www.freearabvoice.org
en espagnol sur http://www.iraq-war.ru [URL du rapport du 30 mai 2006 : http://www.iraq-war.ru/article/90104]

 

17 juin 2006
Le Mossad a assassiné 530 scientifiques irakiens. La situation difficile des universitaires irakiens

http://tunisiadreams.blogspot.com/


Traduit de langlais par Mahmoud Albaroudi


De nombreux rapports, faits sur une période de plusieurs mois, ont établi la collaboration des forces doccupation usaméricaines avec le service despionnage israélien, le Mossad, dans lassassinat dau moins 530 scientifiques et académiciens irakiens.

Les assassinats des universitaires et scientifiques irakiens ont commencé en avril 2003, mais le dernier chapitre a été découvert le mardi 14 juin 2005 par le Centre d'information de la Palestine qui, citant un rapport compilé par le département dEtat américain et destiné au président américain, a déclaré que les agents israéliens et étrangers envoyés par le Mossad, en coopération avec les Etats-Unis, en Irak, ont tué au moins 350 scientifiques irakiens et plus de 200 personnalités académiques et de professeurs d'université.

Selon le rapport, qui a été mentionné par le Président George W. Bush des États-Unis, les agents de Mossad avaient opéré en Irak dans le but de liquider les scientifiques irakiens (spécialistes du nucléaire et de la biologie) et déminents professeurs d'université

Cela sest passé après que les États-Unis aient échoué à persuader ces scientifiques de collaborer ou de travailler pour eux.

« Les commandos israéliens ont opéré sur le territoire irakien durant plus d'une année, lessentiel de leurs activités étant la liquidation des scientifiques et des intellectuels irakiens. Les Sionistes ont recouru à une campagne d'assassinats à grande échelle après l'échec des efforts usaméricains, commencés juste après linvasion de l'Irak, pour attirer un certain nombre de scientifiques irakiens à coopérer avec eux en allant travailler aux Etats-Unis»
Citant le rapport, le centre d'information de la Palestine ajoute :
« Quelques scientifiques irakiens ont été forcés de travailler dans les centres de recherches américains; cependant, la plupart d'entre eux ont refusé de coopérer dans certains domaines et se sont sauvés des États-Unis vers d'autres pays ».

Le Pentagone fit sienne la suggestion du Mossad, qui estime que la meilleure manière de se débarrasser de ces scientifiques était « de les éliminer physiquement ».

Le service de sécurité américain a fourni à Israël des biographies complètes des scientifiques et des universitaires irakiens pour faciliter leur élimination. Le rapport indique que la campagne du Mossad, visant les scientifiques irakiens, est toujours en cours.

Situation difficile des universitaires irakiens

Ci-dessous lexposé détaillé, du Docteur Jalili Ismail, des crimes du Mossad contre les scientifiques irakiens.
Lexposé a été fait lors de la conférence internationale de Madrid sur les assassinats des universitaires irakiens, les 23 et 24 avril 2006.

Le Docteur. Jalili note que:

Beaucoup de tentatives d'assassinat ont eu comme conséquence, la mort d'autres membres des familles et des escortes. Ces victimes n'ont pas été incluses ou mentionnées par cette étude.
Les tentatives d'assassinat continuent.
Des menaces répétées sur la vie sont faites pour forcer des personnes à quitter l'Irak.
Un nombre considérable de menaces sur la vie nest pas rapporté.
La dernière semaine d'avril 2006, les médecins de Mossoul ont fait lobjet dune campagne de menaces pour les pousser à quitter l'Irak.
Les assassinats des universitaires irakiens sont un nouveau phénomène.
Les assassinats, les enlèvements et les menaces sur la vie, pour contraindre les universitaires et les médecins à quitter l'Irak, ne suivent aucun modèle religieux ou sectaire.
Le seul facteur dominant est que la majorité absolue de victimes sont ethniquement des Arabes

La présentation affirme ce qui suit :

La défense des universitaires irakiens et des médecins devrait commencer par la condamnation de la guerre qui a créé cette situation en Irak, où les assassinats sont impunis.
Les puissances doccupation et leurs collaborateurs sont responsables de la protection des vies des civils irakiens et le respect du droit international.
L'assassinat des universitaires et des professionnels de santé irakiens fait partie d'une tentative préméditée d'empêcher l'Irak de regagner son statut dEtat indépendant et souverain.
Défendre des universitaires et des professionnels de santé irakiens n'est pas séparé de la nécessité d'être solidaire avec les irakiens et leur mouvement national d'anti-colonisation.
Les Irakiens, comme toutes les personnes, ont un droit à la science et à l'éducation et les droits inaliénables de la liberté de pensée, d'_expression, de recherche et d'innovation.
Le droit des familles, des professionnels et des universitaires de santé assassinés d'avoir une compensation qui doit être assurée dans tous les cas.
Les délégués ayant assisté à la conférence ont réaffirmé leur engagement et leur détermination à travailler pour soulever, à tous les niveaux, la question de la destruction criminelle du professionnel et de la richesse intellectuelle de l'Irak.

En particulier, les délégations réclament :

Exiger que l'UNESCO assure la défense des intellectuels et des professionnels en Irak.
Exiger que l'Office du haut commissaire pour des droits de l'homme accomplisse son devoir pour protéger les vies et les droits de l'homme des médecins et des universitaires irakiens et de tous les civils irakiens.
Demander à Madrid de transmettre les principaux soucis de cette campagne aux universités espagnoles, la fédération internationale des universités
Inviter les médias du monde pour comprendre que le massacre des universitaires et des professionnels de santé irakiens est un résultat de loccupation
Continuer à travailler pour établir une campagne internationale de solidarité liant des universitaires irakiens dans l'exil et en Irak avec leurs pairs, aux universités dans le monde entier.
Pousser les parlements nationaux et régionaux à soulever et à débattre le problème de la destruction criminelle de la classe intellectuelle et professionnelle de l'Irak.
Les soussignés affirment qu'elles continueront à coopérer pour dénoncer loccupation et ses crimes innombrables et à se tenir toujours dans la solidarité avec le peuple irakien.
Source : http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311

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