05/06/06 - Ce
nest pas seulement Haditha ou Ishaqi, cest tout lIraq
qui est un immense My Lai !
par la rédaction de http://quibla.net,
5 juin 2006
Les forces usaméricaines "ne respectent pas
le peuple iraquien...Ils les écrasent avec leurs
véhicules et les tuent sur une simple soupçon
ou sur une simple intuition"
Le massacre d'Haditha "comme vous les savez, n'est
pas le seul massacre. Il y en a des tas".
La première phrase est de Nouri Kamal Al Malki,
"Premier ministre" du "gouvernement"
de Bagdad, la seconde de son adjoint Salam Al Zoubaye.
Al Malki a même déclaré que son "gouvernement"
allait se saisir du dossier judiciaire de ces crimes de
guerre. On se demande à quoi cela servira, puisque
le "gouvernement" de Bagdad ne dispose d'aucun
pouvoir pour poursuivre des militaires usaméricains.
Mais qu'attendent donc ces messieurs pour quitter leurs
palais et leurs fauteuils dorés et prendre le maquis
?
Ainsi donc, ça
a pris du temps, mais ça y est : l'Amérique
a son double My Lai iraquien.
Le premier massacre de 24 civils désarmés,
dont certains dormaient encore, a eu lieu le 19 novembre
2005 à Haditha dans la province d'Al Anbar. La
presse a commencé à en parler en mars 2006
[quibla.net a en a fait état le 22 mars 2006, sur
la foi d'un article de The Independent, de Londres), mais
c'est seulement 200 jours après les faits que les
grands médias usaméricains se sont emparés
de ce qui est devenu une "affaire".
Le second massacre de civils tout aussi désarmés
a eu lieu à Ishaqui, dans le district d'Abou Sifa,
près de Balad, à 95 km au nord de Bagdad,
le 15 mars 2006.
Hadatha et Ishaqi seront-ils le My Lai iraquien des USA
?
Comme pour My Lai, le commandement sera épargné
par la justice militaire, mais l'opinion usaméricaine
risque à cette occasion de basculer définitivement
et résolument dans le camp des opposants à
la guerre. Encore faut-il qu'elle soit capable d'ouvrir
grands les yeux et de se rendre compte qu'Haditha et Ishaqi,
comme Abou Ghraïb, Falloujah, Tell-Afar, ne sont
que des détails d'un gigantesque My Lai qui se
déroule en Iraq depuis plus de 3 ans.
05/06/06 - Le précédent
de My Lai : « Actes isolés » et impunité
militaire
Le 29 mars 1971, une cour martiale usaméricaine
déclare le lieutenant Calley principal et unique
coupable du massacre de Mi Lay, dans lequel sa compagnie
a assassiné, trois ans auparavant, plus de 500
civils vietnamiens sans défense.
Des centaines de personnes furent regroupées dans
un fossé et mitraillées, les enfants blessés
tentant de sortir du fossé étant abattus.
Une trentaine de femmes qui sortaient d'un abri les mains
en l'air, sont abattues avec leurs bébés.
Loin d'être une crise de folie meurtrière
s'emparant de soldats sadiques, l'opération est
menée de manière systématique et
ordonnée, étalée sur plusieurs heures.
L'armée ne cessera d'insister sur la responsabilité
individuelle des soldats afin de se dédouaner.
Calley, lui, affirme avoir reçu l'ordre de «
nettoyer le village sans prendre de gants ». Aucun
des autres participants au massacre ne sera inquiété.
Unique condamné du procès, Calley écope
de la prison à vie, mais sera relaché trois
jours après le verdict, sur ordre du président
Nixon. Il sera gracié en catimini, en 1974.
Source :
http://www.anti-imperialism.net/lai/texte.phtml?sectionfiltered=BX&object_id=23652
05/06/06 - Lettre ouverte
à Louise Arbour, Haut commissaire aux droits humains
des Nations unies
par Mohamed T. Al Daraji, directeur de l'Observatoire
des droits humains en Iraq [ Monitoring of Human Rights
in Iraq - MHRI ], 3 juin 2006
Traduit de l'anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala,
le résau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en
Copyleft.
Excellence,
Le monde entier a été témoin des
crimes de l'occupation usaméricano-britannique
de notre pays l'Iraq. La plus récente confession
des Usaméricains a concerné le meurtre de
sang-froid de 24 civils à Haditha le samedi 19
novembre 2005. Après une interview télé
que nous avons donné à la BBC le 29 mai
2006, cette chaîne a révélé
un des crimes commis à Ishaqi, l'assassinat de
11 civils le 17 mars 2006 par les troupes usaméricaines.
Parmi les victimes, il y avait cinq enfants et quatre
femmes. Pour votre information, c'est nous qui avons dénoncé
ce crime, ainsi qu'un autre, advenu le 10 avril 2006 lorsque
les troupes usaméricaines ont assassiné
un couple, laissant orphelins ses enfants, Aïcha,
une fillette de 3 ans et Haider, âgé de seulement
40 jours.
Excellence,
Les troupes usaméricaines nient aujourdhui avoir
commis une quelconque erreur dans le cas du premier crime
d'Ishaqi, suite à une enquête interne qui
a été tout sauf une procédure d'enquête
honorable. C'est pourquoi nous nous adressons à
vous, en accord avec le point 4 de la Résolution
n°184 de 1993, adoptée par l'Assemblée
générale des Nations unies, qui vous donne
autorité pour créer une commission internationale
d'enquête sur ce genre de crimes et de violations,
qui entrent dans la catégorie des crimes de guerre
et des crimes contre l'humanité.
Excellence,
Notre peuple demande votre aide pour que nous soient restitués
nos droits humains, en premier lieu le droit à
la vie, une fois abolies les lois usaméricaines.
Nous désirons aussi votre aide pour faire abroger
les résolutions de l'Autorité d'occupation,
lesquelles empêchent la poursuite par des tribunaux
iraquiens, en application de lois iraquiennes, de violations
commises par des soldats et citoyens de pays occupants
et à faire transférer, en accord avec la
législation internationale, la souveraineté
et l'autorité au peuple iraquien.
Meilleures salutations.
Source: http://www.mhrinet.org
Contact: muhtaq72@yahoo.com, mhrinet2005@yahoocom
05/06/06
- Imène Hassen, 10 ans, survivante de Haditha :
« Ils ont tué ma famille puis ils sont venus
nous dire sorry' ! »
par Islam on line, 27 mai 2006.
Original http://www.islamonline.net/Arabic/news/2006-05/27/article04.shtml/
Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala,
le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en
Copyleft.
« Tous ceux qui étaient à la maison
ont été tués par les Américains,
à part mon frère Abderrahmane et moi. Nous
avions très peur et nous nous sommes cachés
sous le matelas, sans essayer de bouger durant deux heures
d'affilée. Les membres de ma famille ne sont pas
morts tout de suite, nous les avons entendus gémir
pendant longtemps, jusqu'à ce qu'ils rendent l'âme.
»
C'est par ces paroles pleines de tristesse, que l'enfant
Imène Hassen, 10 ans, raconte comment les soldats
usaméricains ont défoncé leur maison
à Haditha (220 km au nord de Bagdad) le 19 novembre
2005 et tué 15 membres de sa famille, parmi les
24 civils tués. Ils étaient fous de rage,
après la mort d'un des leurs, par l'explosion d'une
bombe placée au bord de la route et ayant atteint
leur véhicule militaire.
L'agence Reuters a rapporté le 27 mai 2006 les
propos d'un responsable militaire usaméricain :
« L'enquête poursuivie actuellement à
propos de ce qui s'est passé à Haditha,
pourrait conduire à lancer des accusations pénales
contre un certain nombre de marines, entre autres le meurtre
».
Les détails de l'affaire
Imène raconte au journal Britannique The Times
les détails de l'offensive menée contre
sa famille : cela s'est passé aux environs de 7
heures du matin quand elle était encore en chemise
de nuit et se préparait à aller à
l'école. Son père faisait sa prière
dans une chambre voisine et ses grands-parents étaient
encore au lit.
A ce moment précis, ils ont entendu le bruit d'une
explosion qui s'est révélé être
celui d'une bombe placée sur le bord de la route
ayant explosé au passage d'un véhicule militaire
usaméricain et conduit à la mort de son
chauffeur. La famille a entendu par la suite des tirs
d'armes mais elle n'a pas quitté la maison.
Quinze minutes environ après l'explosion de leur
véhicule, les Marines pénétrèrent
dans la maison pour ce qui apparaissait être la
recherche de combattants. Ils commencèrent à
hurler au visage de son père puis lancèrent
une grenade dans la chambre où dormaient ses grands-parents
et commencèrent à tirer dans la salle à
manger où étaient réunis la plupart
des membres de la famille.
Imène ajoute : « J'ai vu ma mère atteinte
d'éclats de la grenade, ma tante prendre un enfant
et s'enfuir hors de la maison, alors que mon oncle Rachid
descendait du premier étage avant de s'enfuir hors
de la maison en voyant ce qui s'y passait. Mais les Marines
l'ont pourchassé et l'ont abattu.
Tous ceux qui étaient à la maison ont été
tués par les américains, à part mon
frère Abderrahmane et moi. Les membres de ma famille
ne sont pas morts tout de suite nous les avons entendus
gémir pendant longtemps, jusqu'à ce qu'ils
rendent l'âme. »
Abou Mohamed, l'oncle de Imène, l'interrompt pour
ajouter « nous n'avons pas eu assez de temps pour
honorer nos morts en leur assurant une sépulture
digne. Nous avons enterré trois personnes par tombe,
ce qui fait cinq tombes pour l'ensemble de la famille.
Nous avons enterré chaque homme avec sa femme et
son enfant ». Il ajoute qu'une unité de l'armée
usaméricaine est venue assister à l'enterrement
« non sans avoir placé au préalable
des snipers tout autour ».
Mohamed Abed, le cousin de Imène, raconte quant
à lui : «Les Usaméricains sont venus
deux mois après le massacre pour prendre des photos
des lieux et payer 2500 $ en compensation pour chaque
mort ».
Imène, qui a reçu un éclat à
la jambe elle aussi, termine en disant : « Je ne
pardonnerai pas aux troupes usaméricaines. Je les
déteste, elles sont venus nous tuer puis nous dire
sorry', désolés ».
La version usaméricaine
Les troupes usaméricaines quant à elles
ont commencé par déclarer que ce qui s'est
passé à Haditha est tout simplement un nouvel
incident sanglant. Le porte-parole militaire usaméricain,
Jeffreys Paul a déclaré que « 15 civils
iraquiens ont été tués alors qu'une
bombe posée sur le bord de la route de Haditha
explosait ». Par la suite, les troupes usaméricaines
ont estimé que les civils iraquiens ont été
tués au cours d'un échange de tirs entre
marines et combattants iraquiens.
Mais le Times britannique a révélé
qu'un journaliste stagiaire iraquien lui a transmis un
film vidéo montrant les cadavres de gens tués,
ainsi que des éclats de grenades et des douilles
de balles à l'intérieur de la maison d'Imène,
en plus de nombreuses taches de sang sur les murs de la
maison. Il n'y a aucune trace d'impacts de tirs en dehors
de la maison. Les médecins avaient déclaré
que la plupart des victimes ont été tuées
par des balles tirés à bout portant à
la tête ou à la poitrine ».
Le député démocrate usaméricain
John Murtha, officier de réserve de l'infanterie
de marine a déclaré la semaine passée
: « il n'y a pas eu d'échanges de tirs. Nos
troupes ont exagéré dans leur riposte par
suite des pressions qu'elles subissent et ont ainsi tué
des civils innocents de sang-froid ».
Les accusations
Le Los Angeles Times a révélé qu'il
était probable que les enquêteurs lancent
des accusations comprenant le meurtre, le meurtre par
négligence pénale, négligence du
devoir et présentation de faux rapport.
Le journal ajoute : « Les enquêteurs militaires
ont conclu que 12 soldats des Marines ont tué d'une
manière injustifiée, des civils désarmés,
dont des femmes et des enfants, à la suite de la
mort de l'un de leurs collègues dans l'explosion
d'une bombe plantée sur le bord de la route.
Quant au journal The Times, citant des responsables militaires
et d'autres du Pentagone au courant de l'enquête,
il déclare : « Cet incident est peut être
le plus grave de l'indiscipline des troupes terrestres
usaméricaines en Iraq, y compris le scandale des
tortures de Abou Ghraïb ».
Ce scandale constituera peut-être un autre affront
au président Bush qui avait qualifié le
scandale de la torture des détenus iraquiens dans
la prison de Abou Ghraïb de « plus grande faute
» de l'Amérique et reconnu que c'était
son discours belliqueux à l'encontre des combattants
sunnites et son usage de paroles dures et de défi
en 2003 qui avaient peut-être « envoyé
le mauvais message ».
05/06/06 - Novembre 2005
: Les troupes d'occupation tuent une famille entière
par Islam on line, 21 novembre 2005.
Original : http://www.islamonline.net/Arabic/news/2005-11/21/article10.shtml
Traduit de
l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es).
Cette traduction est en Copyleft.
Les troupes d'occupation
usaméricaines ont tué ce lundi 21 novembre
2005 cinq civils d'une même famille dont 3 enfants
de un à 3 ans, et blessé deux femmes et
un autre enfant, en tirant sur la voiture familiale qui
les transportait.
L'agence Reuters a rapporté les propos d'un survivant
: « La famille allait de Balad, à 80 km au
nord de Bagdad, à Bâakouba toute proche,
pour assister à un enterrement, quand elle fut
prise sous le feu d'une force usaméricaine qui
s'était rapprochée d'elle ».
Le jeune Ahmed Kamel Assoumra, 22 ans, qui conduisait
la voiture familiale, raconte « J'ai été
surpris par les véhicules militaires usaméricains
devant moi et dont les soldats ont commencé à
tirer sur nous de toute parts. J'ai arrêté
la voiture sur le bord de la route, mais ils ont continué
à tirer. J'ai vu les membres de ma famille se faire
tuer un à un avant que la voiture prenne feu. J'ai
extrait les cadavres de la voiture ».
La police iraquienne a déclaré pour sa part
: « Les troupes usaméricaines ont confisqué
l'épave de la voiture quelque temps après.»
C'étaient tous des enfants
La chaîne Reuters a montré des images de
deux enfants tués à la morgue de Bâakouba
alors que des membres de la famille embrassaient le cadavre
d'une autre victime placée sur un chariot. Et alors
qu'un ouvrier de la morgue transportait le cadavre d'un
enfant au frigo, quelquun de la famille s'écrie
: « Ce sont tous des enfants, ce ne sont pas des
terroristes, regardez les enfants.. ». Un témoin
dont le sang coulait d'une blessure à la tête
déclare : « Nous avons eu l'impression qu'on
nous tirait dessus par devant et par derrière ».
Une version différente
De leur côté les troupes usaméricaines
ont reconnu les tirs d'armes mais ont donné une
autre version des faits, déclarant qu'il y a eu
trois morts et deux blessés. Le porte-parole militaire
le Major Stephen Warren a déclaré qu des
soldats usaméricains ont établi un barrage
provisoire pour permettre aux véhicules militaires
de sortir de l'autoroute et de se diriger sur une base
militaire toute proche, quand la voiture en question s'est
approchée. Celle-ci n'a pas ralenti et des tirs
de semonce ont été tirés. Mais la
voiture a continué sa route sans obtempérer
et c'est ainsi que les soldats lui ont tiré dessus
».
Les Iraquiens accusent souvent les troupes usaméricaines
de tirer sur les voitures civiles aux barrages et points
de contrôle.
Les troupes usaméricaines répondent qu'elles
« font tout leur possible pour éviter de
tirer sur les civils «, bien qu'elles aient reconnu
auparavant avoir tué des civils par inadvertance
aux points de contrôle.
Dans une tentative d'éviter les tirs « sauvages
», les Iraquiens ont appris à se garer sur
les bords de route quand des véhicules militaires
s'approchaient d'eux, pour ne pas perdre la vie ou être
gravement blessé par ces troupes.
05/06/06 - Le
massacre qui éclabousse l'armée américaine
par Dominique Raizon, RFI, 30 mai 2006
A l'heure où le Pentagone termine son enquête
sur la tuerie de vingt-quatre civils à Haditha
(ouest de Bagdad) des membres du Congrès américain
accusent la hiérarchie militaire d'avoir étouffé
la vérité. Le 19 novembre 2005, un soldat
de l'US navy (marine américaine) et 15 civils irakiens
sont tués par l'explosion d'une bombe dissimulée
en bordure de route. La version établie le lendemain
par un communiqué de l'armée américaine
confirme la mort d'un jeune caporal et mentionne des affrontements
qui auraient opposé des insurgés aux militaires
américains. Les témoignages recueillis par
le Time et le Washington Post auprès de témoins
oculaires, ainsi qu'une vidéo réalisée
par un étudiant en journalisme, font état
d'un massacre qui serait « potentiellement la plus
grave violation du droit de la guerre par les forces américaines
en trois ans de conflit », d'après le Washington
Post. Plusieurs marines américains pourraient être
inculpés.
La tuerie de vingt quatre
civils irakiens à Haditha (ouest de Bagdad), en
novembre dernier, a conduit le Pentagone à mener
deux enquêtes parallèles (l'une criminelle,
l'autre administrative) pour répondre à
deux questions essentielles : d'une part, qui a ouvert
le feu sur des civils -de très jeunes enfants,
des femmes et des personnes âgées-, et d'autre
part qui, en haut lieu, a décidé qu'il valait
mieux ne pas en parler ? Selon la version initiale et
officielle de la tragédie, diffusée dans
un communiqué le 20 novembre, au lendemain des
faits, une bombe dissimulée en bord de route à
Haditha aurait causé la mort d'un marine et de
quinze Irakiens, puis entraîné des affrontements
et des représailles meurtrières. Mais, en
mars dernier, une vidéo remise à la presse
(Time) par l'organisation irakienne de défense
des droits de l'homme Hammurabi, enregistrée par
un étudiant irakien en journalisme, montre des
victimes du raid sanglant dont certaines sont en pyjama.
Plusieurs journaux américains relayent les révélations
qui font émerger un double scandale apparentant
les exactions à un crime de guerre, maquillé
de surcroît par la hiérarchie militaire.
Le Pentagone serait sur le point de confirmer le pire
massacre perpétré en Irak par ses propres
troupes : d'après le Washington Post, « des
marines pourraient être inculpés de meurtre,
manquement au devoir et faux témoignage ».
« J'ai regardé à travers les rideaux.
Ils sont entrés de force chez nos voisins et j'ai
entendu plein de coups de feu. J'ai cru que notre maison
serait la suivante », se souvient un homme de 47
ans, refusant de livrer son identité de crainte
de représailles. Safa Younis, adolescente de 12
ans, seule rescapée d'une famille de huit personnes,
raconte : « Les Américains sont entrés
et ils ont jeté une grenade dans la salle de bains.
Ils ont tué mon père dans la cuisine. Puis
ils nous ont tiré dessus. J'ai fait semblant d'être
morte ». Time dénonce une « tuerie
sauvage » à Haditha, le Washington Post révèle
que les cadavres ont été enterrés
dans le « cimetière des martyrs ».
L'hécatombe touche femmes, jeunes enfants et personnes
âgées qui non seulement n'ont pas été
protégées des violences de guerre, mais
qui auraient même été « froidement
assassinées à bout portant », d'après
les témoignages des témoins oculaires rescapés
et voisins du drame.
« Je n'excuserai
pas le meurtre et c'est ce qui s'est passé »
Catégorique, John Murtha, membre démocrate
de la Chambre des représentants, lui-même
un ancien marine couvert de décorations -défenseur
passionné de la cause des militaires américains
et partisan du retrait des troupes d'Irak- a déclaré
: « Je n'excuserai pas le meurtre, et c'est ce qui
s'est passé ». Selon ses déclarations
sur la chaîne de télévision ABC, «
il n'y a aucun doute sur le fait que les militaires ont
tenté d'étouffer l'affaire. Il y a eu une
enquête sur les tueries juste après les faits.
D'abord, ils ont dit que les Irakiens avaient été
tués par des explosifs. Le lendemain, une équipe
d'enquêteurs va sur place. Puis rien ne se passe,
plus personne n'en entend parler, on ne dit rien à
personne. Jusqu'en mars, quand Time Magazine a révélé
l'information, personne ne se rendait compte de ce qui
se passait ». Le quotidien Libération évoque
des « compensations de 2500 dollars » qui
auraient été proposées par la suite
aux familles des victimes, « une preuve supplémentaire,
pour John Murtha, que des officiers haut placés
étaient au courant ». Et John Murtha de s'interroger
: « Quand le chef d'état-major interarmées
[le général Peter Pace] a-t-il été
mis au courant ?A-t-il ordonné d'étouffer
l'affaire ? Qui a ordonné d'étouffer l'affaire
? ».
Les raisons qui auraient conduit la hiérarchie
à couvrir les exactions sont aisées à
cerner : la mission d'assistance de l'ONU en Irak (Manui)
indique dans un rapport qui couvre la période du
1er mars au 30 avril 2006 que depuis l'attaque du 22 février
contre le mausolée d'Al Askari à Samarra,
les meurtres interethniques, les intimidations et les
menaces sont devenus l'une des formes les plus caractéristiques
des violations des droits de l'Homme() . Des centaines
de civils sont tués ou blessés chaque semaine,
des dizaines de corps portant des signes de torture et
d'exécution font surface chaque jour autour de
Bagdad et ailleurs en Irak ». Cette nouvelle bavure,
si elle était confirmée, ne ferait qu'allonger
la liste.
Le massacre d'Haditha
: un « My Lai irakien »
Si cette bavure devait se confirmer elle entraînerait,
d'après John Murtha , un effet encore plus ravageur
pour l'image des Etats-Unis dans le monde que le scandale
[des sévices exercés sur les détenus]
de la prison irakienne d'Abou Ghraïb ». Par
ailleurs, Sami Aoun, chercheur et politologue de l'Université
de Sherbrooke (Canada), souligne que de telles exactions,
si elles étaient confirmées par l'enquête,
pourraient être de nature à « alimenter
l'hostilité des Irakiens contre les troupes militaires
sur leur territoire », ce qui se dessine déjà
dans les témoignages des rescapés comme
Abou Hasan, qui déclare : « Maintenant, quand
je vois encore des snipers américains sur les toits
des habitations, je change de direction ».
Faisant référence au massacre commis en
1968 au Vietnam -qui fit 500 victimes parmi les civils
vietnamiens-, Marc Garlasco, de l'organisation humanitaire
Human Rights Watch évoque déjà un
« My Lai irakien », même si le bilan
n'est pas aussi lourd. Le général Pace a
tenu à souligner que si les accusations se vérifiaient,
il s'agirait de militaires ayant eu un comportement contraire
aux « 99,9% d'entre eux qui font leur travail exactement
comme les Américains l'attendent d'eux ».
Alors que l'enquête arrive à son terme, le
commandant des marines, le général Michael
Hagee est parti en Irak pour rappeler aux soldats que
« leur mission consistait aussi à protéger
la vie des non-combattants ».
Selon la presse américaine, Al-Qaïda aurait
fait des copies de ces images pour les envoyer dans des
mosquées en Syrie, Jordanie et Arabie saoudite
à des fins de propagande, utilisant le massacre
de femmes et d'enfants pour recruter de nouveaux combattants.
Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/077/article_44062.asp
Lettre d'Iraq
de la poétesse et auteure palestinienne Sarra Rached
Juin 2006
Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre
de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité
linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en
Copyleft.
Je n'ai jamais pensé un jour écrire la lettre
et l'appel suivants adressés à l'organisation
Ecrivains Sans Frontières. Mais quand tout s'effondre
autour de nous et que l'on s'aperçoit que personne,
dans le monde des vivants, n'est en mesure d'entendre
nos plaintes et même nos cris, on se met à
frapper à toutes les portes. Juste pour se donner
l'impression de refuser que la mort ne nous gagne pas
chaque jour un peu plus.
Nous sommes une famille
palestinienne et nous détenons des documents égyptiens.
Mes frères et moi sommes nés au Koweït
que nous avons dû quitter à la suite de la
guerre du Golfe. Notre père pensait bien faire
en nous amenant en Iraq où nous espérions
trouver de meilleures conditions de vie. C'est dans ce
pays,que nous avons donc vécu à partir de
1992 dans les conditions de l'embargo qui lui a a été
imposé,.
Après l'occupation
usaméricaine de l'Iraq, les conditions de vie y
sont devenues insupportables, pour les Iraquiens d'abord
mais aussi et surtout pour les réfugiés
palestiniens, notamment au cours des derniers mois. Tout
le monde est au courant des violences quotidiennes, des
voitures piégées, des enlèvements,
des liquidations physiques sur fond ethnique et confessionnel.
Les Palestiniens comme les Iraquiens sont devenus la cible
de ces actes et de nombreux Iraquiens sont contraints
de quitter leur pays pour chercher la sécurité
ailleurs.
Nous autres Palestiniens,
détenteurs de documents égyptiens, sommes
dans l'incapacité de quitter l'Iraq. Aucun pays
arabe ou autre n'accepte de nous recevoir sur son sol
et même le gouvernement égyptien n'y consentirait
que pour les femmes et les enfants.
Aussi nous avons continué
à essayer de survivre sur place, dans un pays devenu
une grande prison avec la peur et la terreur en plus.
Nous n'avons jamais pensé que cela deviendrait
à ce point insupportable !
Mon père est mort
il y a deux ans à la frontière iraquo-jordanienne
en essayant vainement de pénétrer en Jordanie
où il possède des biens. La Jordanie lui
refusait l'entrée de son territoire parce qu'il
avait des documents égyptiens. Il y a deux mois,
mon frère a été arrêté
par la Garde nationale iraquienne parce que le hasard
a voulu qu'ils se soit trouvé pas très loin
du lieu d'une explosion mais c'était surtout parce
qu'il était Palestinien. Il s'en est tiré
au bout de deux semaines de tortures indescriptibles !
Jusque-là on pouvait
penser que la situation pouvait encore être acceptable,
malgré ses horreurs. Mais voilà que notre
frère a été enlevé devant
nos yeux et assassiné, le plus simplement du monde,
sans motif ! Il est difficile dans ces conditions de se
donner l'illusion de pouvoir continuer à vivre
ici. J'ai la vive impression que nous sommes des morts
vivants en Iraq. On nous dénie toute dignité,
toute humanité. Quand les Iraquiens ne se sentent
pas en sécurité, ils peuvent partir ailleurs,
on les laisse aller facilement dans le pays de leur choix,
arabe ou autre. Pas nous !
Ma famille se compose
de notre mère, directrice d'école qui a
formé des générations durant de nombreuses
années, et de mes frères et soeurs :
Amer Rached : Etudiant ingénieur en magistère
(Maîtrise des systèmes électroniques).
Mohamed Rached : Etudiant en 3ème année
d'ingénierie en mécanique.
Sarra Rached : Etudiante en 2ème année :
Maîtrise des systèmes électroniques.
Puis Soundess et Balsam Rached : moins de 18 ans.
En plus de mes neveux, dont le père vient d'être
assassiné, et de leur mère.
Nous comptions partir en Egypte mais son gouvernement
n'autorise pas l'entrée de mes frères sur
son territoire. Il n'est pas question de les laisser ici,
en Iraq, dans les conditions connues par tous et que nous
essayons de fuir.
Le gouvernement syrien a pris récemment la décision
d'autoriser l'entrée sur son territoire des réfugiés
palestiniens d'Iraq et nous avons tant espéré
de cette décision. Mais cette décision ne
leur donne d'autre choix que celui de rejoindre le camp
des réfugiés d'Alhaska, dans les pires conditions.
Je ne demande pour moi et ma famille qu'une seule chose
: qu'un pays quelconque, arabe ou autre, nous autorise
à rentrer et vivre sur son territoire. Nous ne
serons aux crochets ni de la société qui
nous accueille ni de personne. Notre famille est suffisamment
éduquée et formée pour participer
de plein pied à la vie de la société
qui nous reçoit et lui donner plus qu'on n'en reçoit.
Aidez-moi à transmettre mon appel à n'importe
quel responsable, dans n'importe quel département
ou ambassade, de n'importe quel pays. Je n'ai jamais sollicité
qu'on m'aide à publier mes poèmes et mes
écrits, mais s'il vous plaît, aidez-moi à
diffuser ou faire diffuser cet appel, sur n'importe quel
journal ou site Internet.
Je suis au bord de la folie et j'y vais tout droit, chaque
jour un peu plus.
Merci !
Sarra Rached
Dhoulouya
est tombée aux mains des occupants : Oum Khedir
a tenu sa promesse
par Mafkarat Al Islam, 6 juin 2006.
Original : http://www.islammemo.cc/news/one_news.asp?IDnews=113217
Traduit de
l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau
de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es).
Cette traduction est en Copyleft.
Les forces usaméricaines
ont achevé d'occuper la totalité de la ville
de Dhoulouya, à 97 km au nord de Bagdad, aujourd'hui
6 juin 2006, ainsi que les villages environnants, au bout
de deux semaines d'un blocus total.
Le correspondant de Mafkarat Al Islam indique que les
troupes d'occupation sont rentrées cet après-midi
dans les derniers quartiers de la ville et notamment aux
environs de la poste, accompagnées des supplétifs
peshmergas kurde, et ce au terme de combats inégaux
au cours desquels les résistants et la population
ont perdu une soixantaine d'hommes.
Notre correspondant précise que les femmes et les
enfants se trouvent maintenant à la merci des soldats
de l'occupation qui opèrent des fouilles dans toutes
les maisons.
Notre correspondant, qui a réussi à échapper
miraculeusement au blocus et quitter la ville, précise
aussi qu'une centaine d'habitants ont été
jusqu'ici arrêtés et que l'occupant dispose
de toute latitude pour faire ce qu'il veut des gens, en
l'absence des journalistes qui ont tous quitté
la ville.
Une femme, Al Hajja Oum Khedir, s'est faite exploser aujourd'hui
à 19 heures, à l'entrée des soldats
usaméricains dans sa maison et l'on ignore les
pertes que ceux-ci ont subies.
Notre correspondant indique que les sunnites iraquiens
récitent, dans leurs messages sur portables, des
incantations invoquant Allah et Le priant de sauvegarder
leurs s¦urs de Doulouya des atteintes de la soldatesque
usaméricaine et de défaire leurs ennemis.
On se rappelle que les Cheikhs de Dhoulouya avaient lancé
un appel aux oulémas musulmans d'accourir à
leur secours après les menaces des soldats usaméricains
de violer les femmes de la ville. Leur appel n'a pas trouvé
d'écho auprès de ces prétendus oulémas
musulmans, ce qui ne fait qu'élargir le fossé
avec eux.
Soumise à un blocus
criminel, la ville de Dhoulouya résiste
Eau coupée, nourriture et médicaments bloqués
: 11 femmes enceintes sont mortes
par la rédaction
de http://quibla.net,
5 juin 2006
Alors que les crimes de
guerre commis par l'US Army à Haditha et à
Ishaqi font la une des grands médias mondiaux,
un silence total règne sur la situation dans la
ville de Dhoulouya, assiègée par des forces
militaires usaméricaines depuis deux semaines.
Selon nos informations, la situation y est très
grave. L'US Army est en train d'y commettre un nouveau
crime de guerre, en violation des Conventions de Genève.
Dhoulouya (ou Ad Duluiyah ou encore Thoulouiya) est une
petite ville de 50 000 habitants située sur les
rives du Tigre à 97 km au nord de Bagdad, dans
la province de Salah Eddine, entre Tikrit et Samarra.
Cette ville peuplée presque exclusivement d'Arabes
sunnites est un foyer de résistance patriotique
depuis le déclenchement de l'occupation usaméricaine
en février 2003. Lors d'une opération de
grande envergure menée en juin 2003 par la 4ème
Division d'infanterie et du détachement "Cheval
de fer" (Ironhorse) de l'US Army dans le cadre de
l'Opération Péninsule, 400 résistants
avaient été capturés. Depuis, la
petite ville poursuit sa résistance, sous la conduite
d'un conseil de cheikhs tribaux.
Depuis le 20 mai, la ville est en état de siège
: les forces usaméricaines ont établi un
blocus et tentent de grignoter le territoire urbain.
Le 30 mai, une délégation de dix cheikhs
tribaux a rencontré le commandant du Corps de Marines
qui assiègent la ville, le capitaine Feel (ou Phil),
pour lui demander de lever le blocus, au moins pour la
nourriture et les médicaments. Voici le dialogue
hallucinant qui a eu lieu :
Le capitaine : « Sauvages d'Arabes, je vous laisse
un jour pour nous livrer ceux qui tuent nos soldats. Si
vous ne le faites pas, je donnerai l'ordre à mes
soldats de violer toutes les femmes, à commencer
par les vôtres.»
Les cheikhs : « Nos femmes seront munies de ceintures
explosives et elles attendront vos soldats demain. »
Selon le service d'information de la résistance
iraquienne Mafkarat Al Islam (Islam Memo)* qui rapporte
ces informations, recueillies auprès du Cheikh
Jassem Al Azzaoui, plus de 18 femmes se sont portées
volontaires au cas où l'occupant tenterait de mettre
ses menaces à exécution.
Dans l'après-midi du 30 mai, l'aviation usaméricaine
a lâché des bombes incendiaires sur quinze
barques de pêche et de transport sur le Tigre ainsi
que sur les vergers et palmeraies proches de la ville.
Désormais, l'eau courante a été coupée
à Dhoulouya.
À la porte ouest de la ville un convoi de dizaines
de camions et de voitures chargés de produits alimentaires
et pharmaceutiques envoyés par le Croissant rouge
iraquien, une organisation humanitaire émiratie
et des habitants de Fellouja, de Bagdad, Tikrit, Samarra
et Mossoul, est bloqué. Les forces d'occupation
ont interdit à la caravane de rentrer dans la ville
et lui ont ordonné de rebrousser chemin.
Le 31 mai, un cheikh de la ville a informé Mafkarat
Al Islam de ce que l'occupant a interdit le transfert
de 19 femmes enceintes pour accoucher à la maternité
hors de la ville, ce qui a entraîné la mort
de 11 d'entre elles.
La même source a confirmé que les troupes
usaméricaines n'ont pas encore réussi à
pénétrer d'une manière effective
dans la ville mais qu'elles continuent à progresser
lentement tous les jours.
« Ils avancent chaque jour un petit peu avec un
grand renfort de chars et de blindés et avec un
appui de l'aviation. Il y a des escarmouches entre deux
forces déséquilibrées. Au cours des
5 premiers jours, les combattants iraquiens ont réussi
à tuer et blesser plus de 30 soldats usaméricains,
détruit 6 blindés et mis hors de combat
5 autres. Ces chiffres sont ceux qui ont comptabilisés
directement par les combattants et il faut y ajouter les
pertes occasionnées par les tirs de mortier et
les fusées.»
A propos des négociations, le même Cheikh
indique que « les Usaméricains veulent qu'on
leur livre les combattants et nous leur avons répondu
que cela signifierait qu'on leur livrerait notre honneur
et cela ne peut se passer que sur nos corps et ceux des
habitants de la ville ».
Le Cheikh qui a parlé à Mafkarat Al Islam
a lancé un appel aux agences de la presse internationale
et arabe à venir dans cette ville: « Nous
les habitants et dirigeants de cette ville, avons la charge
de veiller à la sécurité et au bien-être
de la population Nous avons besoin que les médias
viennent transmettre au monde la tragédie de notre
ville ».
Le Cheikh a aussi lancé un appel aux savants de
l'Oumma pour qu'ils disent juste un mot pour dénoncer
ce qui se passe en Iraq et cette guerre contre les sunnites,
avant qu'un jour ne vienne où il n'y aura plus
un seul d'entre eux. Il a émis l'espoir que son
appel parvienne « aux savants vivants, conscients
des causes de l'Oumma et non pas aux morts ».
* Mafkarat Al Islam (Islam Memo) diffuse des informations
quotidiennes en arabe sur la résistance iraquienne,
émanant de tous les courants de cette résistance.
Depuis avril 2004, les rapports quotidiens sont traduits
en anglais par Mohamed Abou Nasr et diffusés sous
le titre "Iraqi Resistance Reports" sur le site
Free Arab Voice. Il s'agit de la source la plus riche
et la plus fiable d'informations sur la résistance
iraquienne. Ce n'est donc pas un hasard si le Département
d'État US, dans un texte publié le 8 avril
2005, a qualifié Islam Memo d' "agent majeur
de désinformation" et Mohamed Abou Nasr de
"communiste". [Voir A Trio of Disinformers:
Islam Memo, Muhammad Abu Nasr, and Jihad Unspun - Obscure
Web sites play major role in disinformation, sur
http://usinfo.state.gov/media/Archive/2005/Apr/08-205989.html].
On peut lire les rapports de Mafkarat Al Islam/Islam Memo)
en arabe sur http://nosra.islammemo.cc/
en anglais sur http://www.freearabvoice.org
en espagnol sur http://www.iraq-war.ru
[URL du rapport du 30 mai 2006 : http://www.iraq-war.ru/article/90104]
17 juin 2006
Le Mossad a assassiné
530 scientifiques irakiens. La situation difficile des
universitaires irakiens
http://tunisiadreams.blogspot.com/
Traduit de langlais par Mahmoud Albaroudi
De nombreux rapports, faits sur une période de
plusieurs mois, ont établi la collaboration des
forces doccupation usaméricaines avec le service
despionnage israélien, le Mossad, dans lassassinat
dau moins 530 scientifiques et académiciens irakiens.
Les assassinats des universitaires
et scientifiques irakiens ont commencé en avril
2003, mais le dernier chapitre a été découvert
le mardi 14 juin 2005 par le Centre d'information de la
Palestine qui, citant un rapport compilé par le
département dEtat américain et destiné
au président américain, a déclaré
que les agents israéliens et étrangers envoyés
par le Mossad, en coopération avec les Etats-Unis,
en Irak, ont tué au moins 350 scientifiques irakiens
et plus de 200 personnalités académiques
et de professeurs d'université.
Selon le rapport, qui
a été mentionné par le Président
George W. Bush des États-Unis, les agents de Mossad
avaient opéré en Irak dans le but de liquider
les scientifiques irakiens (spécialistes du nucléaire
et de la biologie) et déminents professeurs d'université
Cela sest passé
après que les États-Unis aient échoué
à persuader ces scientifiques de collaborer ou
de travailler pour eux.
« Les commandos
israéliens ont opéré sur le territoire
irakien durant plus d'une année, lessentiel de
leurs activités étant la liquidation des
scientifiques et des intellectuels irakiens. Les Sionistes
ont recouru à une campagne d'assassinats à
grande échelle après l'échec des
efforts usaméricains, commencés juste après
linvasion de l'Irak, pour attirer un certain nombre de
scientifiques irakiens à coopérer avec eux
en allant travailler aux Etats-Unis»
Citant le rapport, le centre d'information de la Palestine
ajoute :
« Quelques scientifiques irakiens ont été
forcés de travailler dans les centres de recherches
américains; cependant, la plupart d'entre eux ont
refusé de coopérer dans certains domaines
et se sont sauvés des États-Unis vers d'autres
pays ».
Le Pentagone fit sienne
la suggestion du Mossad, qui estime que la meilleure manière
de se débarrasser de ces scientifiques était
« de les éliminer physiquement ».
Le service de sécurité
américain a fourni à Israël des biographies
complètes des scientifiques et des universitaires
irakiens pour faciliter leur élimination. Le rapport
indique que la campagne du Mossad, visant les scientifiques
irakiens, est toujours en cours.
Situation difficile des
universitaires irakiens
Ci-dessous lexposé
détaillé, du Docteur Jalili Ismail, des
crimes du Mossad contre les scientifiques irakiens.
Lexposé a été fait lors de la conférence
internationale de Madrid sur les assassinats des universitaires
irakiens, les 23 et 24 avril 2006.
Le Docteur. Jalili note
que:
Beaucoup de tentatives
d'assassinat ont eu comme conséquence, la mort
d'autres membres des familles et des escortes. Ces victimes
n'ont pas été incluses ou mentionnées
par cette étude.
Les tentatives d'assassinat continuent.
Des menaces répétées sur la vie sont
faites pour forcer des personnes à quitter l'Irak.
Un nombre considérable de menaces sur la vie nest
pas rapporté.
La dernière semaine d'avril 2006, les médecins
de Mossoul ont fait lobjet dune campagne de menaces pour
les pousser à quitter l'Irak.
Les assassinats des universitaires irakiens sont un nouveau
phénomène.
Les assassinats, les enlèvements et les menaces
sur la vie, pour contraindre les universitaires et les
médecins à quitter l'Irak, ne suivent aucun
modèle religieux ou sectaire.
Le seul facteur dominant est que la majorité absolue
de victimes sont ethniquement des Arabes
La présentation
affirme ce qui suit :
La défense des
universitaires irakiens et des médecins devrait
commencer par la condamnation de la guerre qui a créé
cette situation en Irak, où les assassinats sont
impunis.
Les puissances doccupation et leurs collaborateurs sont
responsables de la protection des vies des civils irakiens
et le respect du droit international.
L'assassinat des universitaires et des professionnels
de santé irakiens fait partie d'une tentative préméditée
d'empêcher l'Irak de regagner son statut dEtat indépendant
et souverain.
Défendre des universitaires et des professionnels
de santé irakiens n'est pas séparé
de la nécessité d'être solidaire avec
les irakiens et leur mouvement national d'anti-colonisation.
Les Irakiens, comme toutes les personnes, ont un droit
à la science et à l'éducation et
les droits inaliénables de la liberté de
pensée, d'_expression, de recherche et d'innovation.
Le droit des familles, des professionnels et des universitaires
de santé assassinés d'avoir une compensation
qui doit être assurée dans tous les cas.
Les délégués ayant assisté
à la conférence ont réaffirmé
leur engagement et leur détermination à
travailler pour soulever, à tous les niveaux, la
question de la destruction criminelle du professionnel
et de la richesse intellectuelle de l'Irak.
En particulier, les délégations
réclament :
Exiger que l'UNESCO assure
la défense des intellectuels et des professionnels
en Irak.
Exiger que l'Office du haut commissaire pour des droits
de l'homme accomplisse son devoir pour protéger
les vies et les droits de l'homme des médecins
et des universitaires irakiens et de tous les civils irakiens.
Demander à Madrid de transmettre les principaux
soucis de cette campagne aux universités espagnoles,
la fédération internationale des universités
Inviter les médias du monde pour comprendre que
le massacre des universitaires et des professionnels de
santé irakiens est un résultat de loccupation
Continuer à travailler pour établir une
campagne internationale de solidarité liant des
universitaires irakiens dans l'exil et en Irak avec leurs
pairs, aux universités dans le monde entier.
Pousser les parlements nationaux et régionaux à
soulever et à débattre le problème
de la destruction criminelle de la classe intellectuelle
et professionnelle de l'Irak.
Les soussignés affirment qu'elles continueront
à coopérer pour dénoncer loccupation
et ses crimes innombrables et à se tenir toujours
dans la solidarité avec le peuple irakien.
Source : http://www.aljazeera.com/me.asp?service_ID=11311
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