HOMMAGE A CHEIKH
ABDEL FETTAH
Le dernier des Moriscos !
Qui se souvient avoir lu ou entendu parler d’une
visite de Cheikh Abdel Fettah Mourou aux grévistes
de la faim ? Les « correspondants de guerre »
accrochés à leur portables tout au long
des semaines qu’avait duré cette grève
et même longtemps après, qui ont déversé
en temps réel des flots d’informations
sur les faits et gestes des grévistes, l’état
de santé de chacun d’eux, les noms de leurs
illustres et moins illustres visiteurs, n’en avaient
soufflé mot. Le comité national de suivi
et les comités régionaux de soutien aux
grévistes et à la société
civile qui ont tenu les internautes en haleine, durant
plus d’un mois, sur les développements
de cette action, n’en avaient pas parlé
non plus.
Pour accéder au local des grévistes et
en sortir, Abdel Fettah Mourou a dû traverser
la rue et entrer par la porte, rencontrer des gens et
serrer au moins les mains des grévistes. Il n’est
pas fantomas, ne portait pas de masque et ne peut en
aucun cas passer inaperçu. Au contraire il en
impose par sa prestance et même par sa magnificence.
La preuve en est que les policiers l’ont vu dans
les parages, en chair et en os, s’en sont souvenus
quelques semaines plus tard et l’ont interpellé
dès la fin du SMSI.
Sans cette interpellation et surtout la note envoyée
par le Docteur Sahbi El Amri, dix jours après
les faits, personne n’aurait su que Cheikh Mourou
avait rendu une visite de courtoisie à ses confrères
grévistes. Personne, non ! Il y a les grévistes
eux-mêmes, chefs de partis et responsables d’associations,
tous les témoins présents sur les lieux
et tous ceux qui gravitaient et s’agitaient autour.
Cela fait beaucoup de monde et même du «
beau monde », puisque relié en permanence
aux organisations et médias internationaux. Mais
personne n’en a rendu compte et cela ne peut relever
du simple oubli. Ce n’est sûrement pas une
conspiration du silence mais ce n’est pas non
plus très innocent. Sûr que sa visite a
été considérée par certains
comme une intrusion dans une fête de famille et
pourquoi pas un retour en politique. Déjà,
il y a quelques mois, quand Mourou avait signé
une pétition appelant le chef de l’Etat
« à libérer les prisonniers politiques
pour des raisons humanitaires », certains des
derniers Staliniens de la planète, mais fort
heureusement sans les divisions blindées et les
orgues de Staline, ont vu dans sa démarche, les
prémices d’un retour politique et ont dénoncé
ce flagrant délit « d’ingérence
dans leurs affaires ». Parce que la politique
c’est leur affaire et l’opposition c’est
leur domaine privé !
Le sens d’une visite :
Certains de ceux qui croient connaître l’honorable
Cheikh n’ont pas manqué de s’étonner
d’une visite de sympathie à des gens où
il ne compte pas que des amis. Tout le monde se souvient
de la cabale de la cassette. Mais c’est mal connaître
Mourou. Incapable de cette haine qui ronge les hommes
au point de les ramener à leur état premier
d’hominidés, il trouve toujours des circonstances
atténuantes à ses pires ennemis et cultive
au plus haut degré l’indulgence et même
la magnanimité. C’est ainsi et non pas
autrement qu’il faut comprendre le sens de sa
visite.
Et celui d’une interpellation :
L’interpellation en elle-même ne surprend
guère et tous ceux qui l’ont connue à
un certain moment de leur vie, peuvent facilement imaginer
« avec quelle courtoisie » avait été
mené l’interrogatoire de Mourou.
Ce qui surprend par contre c’est le silence qui
a accompagné et suivi cette interpellation. Aucune
information, aucun communiqué de soutien à
la victime ou de protestation contre l’arbitraire
policier, des nombreuses associations et partis politiques
de la place, pourtant très actifs quand les victimes
sont « politiquement corrects », c'est-à-dire
des leurs. Un silence qui rappelle un peu le début
des années 1990, quand la LTDH, seule organisation
des D.H. à l’époque, ne parvenait
pas à publier ses communiqués, malgré
toute la bonne volonté de son président
C’était aussi l’époque où
le président de la FIDH, dont deux des vices
étaient tunisiens, publiait à Tunis en
date du 21 septembre 1992 un communiqué gratifiant
le régime tunisien de « progrès
importants accomplis par la Tunisie depuis 1988 dans
le domaine des libertés et des droits de l’homme
». C’était aussi l’époque
où les morts sous la torture se comptaient par
dizaines et les prisonniers politiques par milliers.
Le dernier des Moriscos :
Mais pour Abdel Fettah Mourou, dont la mémoire
puise dans les profondeurs de l’histoire, cela
rappelle bien plus que les débuts de la répression
en Tunisie. Mourou, en arabe c’est tout simplement
une déformation de Moriscos en Espagnol et les
Moriscos sont « ces musulmans contraints à
renier leur foi et à se convertir au Christianisme
», à la suite de la prise de Grenade en
1492 et ce malgré les accords, les conventions
et les promesses du vainqueur. Mais ils furent toujours
suspectés de pratiquer leur foi dans le secret.
C’est ainsi que le 22 septembre 1609, le roi Philippe
III signe un décret établissant que l'élimination
des morisques est une « nécessité
urgente » et consacrant la naissance du premier
Etat raciste de l'histoire. Aucun membre de la "
nation morisque " ne pourra résider sur
les territoires soumis à l'autorité espagnole,
sous peine de mort et c’est ainsi que -500 000
personnes - hommes, femmes et enfants, seront déportées
avec, au moins, 75 % de pertes et leurs biens confisqués.
Notre Abdel Fettah Mourou est un lointain descendant
de ce peuple qui a porté très haut les
valeurs de la civilisation musulmane en Andalousie et
qui a tant enrichi la Tunisie depuis quatre siècles.
Ses aïeux ont survécu à l’inquisition
des rois très Catholiques Espagnols, il peut
très bien survivre à l’oppression
« d’un voyou de sous-préfecture ».
Alors courage mon ami, tu ne seras pas le dernier des
Moriscos !
Ahmed Manaï
Victime de Pratiques Policières
Courantes
Insultes- Menaces- Humiliations pour avoir été
Solidaire avec ses Confrères Grévistes
de la Faim à la Rue Mokhtar Attia à Tunis.
Depuis une semaine, c'est-à-dire juste après
la clôture du SMSI 2005 à Tunis, Maitre
Abdelfettah Mourou a été interpellé
au secteur de police de Carthage.
Une hospitalité policière particulière
lui a été réservée. Ses
interlocuteurs lui reprochaient, à leurs façons,
vulgaires et humiliantes, d'avoir franchi le pas du
bureau de son confrère Maitre Ayachi Hammami
au cours de la grève de faim des huit personnalités
médiatiques de la société civile
Tunisienne
Sa seule et unique visite de courtoisie, de solidarité
et de soutien aux grévistes de la faim n'est
pas sortie du cadre dont l'ensemble des visiteurs locaux
et étrangers ont exprimé au 23 Rue Mokhtar
Attia à Tunis
L'exception policière a été faite
à l'avocat Maitre Abdelfettah Mourou : C'est
un personnage dangereux qui véhicule un diabète
et une hypertension artérielle mal équilibrés.
Co- fondateur du Mouvement de la Tendance Islamique
en Tunisie reconvertie en Nahdha , il a eu sa part de
torture, de misère , de prison et d'exil avant
de regagner son bureau sous les projecteurs policiers
à la Rue de l'ancienne poste à Tunis .
En repli et démissionnaire de tout activisme
politique sous contrainte de la barbarie sauvage de
la dictature policière, Maitre Abdelfettah Mourou
s'est retiré en douceur des bruits et des lumières
inutiles après un montage policier d'images scandaleuses
dont le choc a failli lui coûter la vie en 1992.
S'agit-il d'une provocation policière incontrôlée
et isolée ? Ou d'un acte de banditisme policier
d'intimidation ciblée ? La réponse est
certainement chez la voyoucratie du foyer de la gangrène
nationale.
SANS COMMENTAIRE !
Pour en savoir plus, contacter directement :
Maitre Abdelfettah Mourou .
Tel Bureau : 00.216.71.254753 .////. 00.216.71.336.226
Fax : 00.216.71.331.393
Mobile : 00.216.98.312.149
Dr.SAHBI AMRI
Médecin Privé de sa Médecine.
Cité El-Wouroud. Sidi Bouzid 9100
Tel.00.216.98.22.27.51