Directeur: Ahmed Manaï

Article

1997

Journal de campagne
Tunisie 1997
Ben Ali, 10 ans, ça suffit ! YAKFI ! YAKFI ! YAKFI !


N°01- Mai 1997- 2 FF

Fausto Giudice


Edito : De nous à vous

Et c'est parti! La "Campagne de Tunisie" 97 lancée par l'Azls le 9 avril a pour leitmotiv ce cri: "Ben Ali, 10 ans ça suffit! YAKFI ! YAKFI ! YAKFI !. Le premier temps fort de cette campagne a été le rassemblement du 3 mai à Paris, dont nous rendons compte ci-contre. Cette campagne culminera le vendredi 7 novembre 1997, jour anniversaire du putsch par lequel le général Zine El Abidine Ben Ali s'empara du pouvoir en Tunisie. Objectifs de cette campagne:
• faire prendre conscience au plus grand nombre de gens possible -en France et dans le monde - de la réalité du régime Ben Ali;
• mettre un terme à l'exportation par ce régime de la terreur et du mensonge hors des frontières;
• redonner courage à tous les Tunisiens qui résistent à la tyrannie par des actes pratiques de solidarité.
Cette campagne est ouverte à toute personne ou organisation acceptant de souscrire au serment du 3 mai. Elle utilisera tous les moyens dont disposent des citoyens dans des Etats de droit. Dès le samedi 8 novembre 1997, nous ferons, sous une forme originale, un bilan collectif de cette campagne et déciderons ensemble de la suite à lui donner. Bienvenue au club !
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- L’événement
Paris XIX, rue Botzaris, Samedi 3 mai 1997.
La peur change de camp

_________________________________________________
Disons-le d'emblée: le but premier du rassemblement organisé le 3 mai à Paris à l'initiative de l'Azls, avec la participation de Tunisiens libres, était de combattre la peur tout en désignant publiquement une des officines les plus actives et les moins connues du régime Ben Ali en France. La peur est la première alliée de ce régime. Cette peur réduit au silence aussi bien les immigrés tunisiens vivant en France depuis longtemps - même lorsqu'ils sont devenus citoyens français - que les nombreux exilés, quel que soit leur statut - réfugiés reconnus par l'OFPRA, demandeurs d'asile en attente de statut, parfois depuis cinq ans et plus, ou déboutés de leur demande, ou encore clandestins involontaires ayant épuisé toutes les voies possibles pour l'obtention d'un statut en France. Cette peur a des raisons d'être. Le régime Ben Ali a exporté sa terreur à l'extérieur des frontières. Tous les moyens lui sont bons:
• Les agressions physiques contre la poignée d'opposants courageux qui ont refusé de plier et de se taire;
• Les calomnies par la voie de publications éditées en France en marge de la légalité contre tous ceux qui sont un tant soit peu critiques contre le régime;
• La diffusion de rumeurs et de fausses informations;
• Le retrait ou le refus de renouvellement de passeports de ressortissants tunisiens "suspects", avec des conséquences dramatiques: non seulement, les victimes de ces mesures arbitraires se trouvent empêchées de voyager, mais de plus, elles se retrouvent dans des situations inextricables lorsqu'elles doivent renouveler leurs titres de séjour et de résidence. II y a aujourd'hui en France et en Europe des "sans-papiers de Ben Ali";
• Les menaces, pressions, arrestations arbitraires, rétorsions diverses contre les familles, restées au pays, de Tunisiens exilés;
• L’ignorance de l'opinion européenne et la propagande du régime à grands coups de publicité (achats d'espaces, d'hommes, de complicités).
Dans ces conditions, nous n'avons nullement été étonnés de ce que de nombreuses personnes qui nous avaient annoncé leur intention de participer au rassemblement y aient finalement renoncé, tout en nous disant leur accord avec notre initiative.
Les services spéciaux du régime de Carthage n'ont pas chômé durant la semaine précédant le rassemblement:
• Agression et vol à main armée contre le directeur du journal L'Audace, une des rares publications tunisiennes à l'étranger qui fasse entendre la voix de l'autre Tunisie. L'agression a eu lieu le matin du Premier Mai, au lendemain de la parution du numéro de mai du journal, dans lequel notre appel était publié;
• Menaces contre des distributeurs de notre tract;
• Diffusion dans les milieux tunisiens de rumeurs annonçant l'annulation du rassemblement;
• Menaces verbales et début d'agression physique contre la présidente de l'AZLS.
• Harcèlement téléphonique, de jour comme de nuit, contre les organisateurs réels ou supposés du rassemblement ;
• Convocation de plusieurs dizaines de membres du parti au pouvoir sur les lieux du rassemblement où ils ont passe toute la journée du samedi 3 mai à pousser des you-you benalistes haute surveillance de membres de la police politique tunisienne, dont certains spécialement dépêchés de Carthage pour cette occasion.
Ainsi, lors de notre arrivée à l'heure prévue rue Botzaris, nous avons trouvé face à nous un rang de CRS, derrière lesquels s'abritaient une horde de sbires tunisiens en civil qui occupaient toute la largeur de la rue, tandis que le siège de l'annexe policière de l'ambassade ( à la fois siège du RCD, du RTF, une association inféodée au régime, lieu où sont concoctées les feuilles anonymes de propagande du régime et officiellement "centre culturel") débordait de drapeaux tunisiens tout frais sortis de l'usine et brandis à bouts de bras par des béni-oui-oui convoqués pour l'occasion et chauffés par leurs caïds.
L'ampleur de la réaction du régime à notre initiative- s'est retournée contre lui. En effet, si la Tunisie sous Ben Ali était vraiment cette "terre de tolérance" où règne la "sérénité" et si ceux qui dénoncent le régime n'étaient qu'une poignée de fanatiques •isolés, pourquoi une telle mobilisation, une telle hystérie, un tel déploiement de force? Dès le soir même, certains de ceux qui avaient été entraînés dans l'opération se posaient des questions...
Pourquoi tous ces "fax de solidarité et de félicitations" au Régime Ben Ali dans la presse tunisienne dans les jours qui ont suivi? Pourquoi ces lectures fastidieuses des mêmes messages par
des présentatrices compassées et de toute évidence angoissées à la télévision nationale? Pourquoi ce déploiement d'associations- bidon proclamant urbi et orbi que le général- président est un grand défenseur des droits de l'homme ?
Pourquoi encore dépêcher le premier coursier de Carthage (le Premier ministre" Karoui) à Paris dès le 8 mai, avec une lettre de son patron à Jacques Chirac?
Pourquoi enfin les médias tunisiens -complètement écrasés et à la botte de Carthage - ne sont-ils même pas autorisée à annoncer le report de la visite de Ben Ali, prévue pour les 5 et 6 mai à Paris.
Une seule explication à tout cela: ce régime qui a fait de la peur son arme principale est lui-même construit sur la peur. Il a peur. Son chef a peur. Ses hommes de main et de plume ont peur. Ils savent très bien que le grand mensonge sur lequel ils ont assis le soutien international dont ils ont pu bénéficier - Ben Ali rempart de l'Occident démocratique contre le fanatisme intégriste - ne pourra plus opérer très longtemps.
Le 3 mai 1997, rue Botzaris à Paris, la peur a changé de camp.
Les rapports qui, depuis dix ans, s'entassent dans les rédactions, les chancelleries, les sièges d'organismes internationaux, de partis politiques et d'associations à travers le. monde sur la violation massive et permanente de tous les droits par le régime Ben Ali occupent un volume considérable. Il devient désormais impossible de nier la réalité. Les états-majors savent ce qu'il en est. Les opinions publiques restent à éclairer. C'est à cette tâche que nous nous sommes attelés, avec enthousiasme.
La conviction intime qui unit tous les participants et toutes les participantes à la campagne TUNISIE 97 «BEN Ali, 10 ANS, ÇA SUFFIT! YAKFI ! YAKFI !» est simple et forte: la vérité et la liberté finissent toujours par triompher de l'imposture et de la dictature.
Rejoignez-nous !!


Voici les cinq thèmes principaux autour desquels la Campagne Tunisie 97 va s'articuler. Chacun de ces thèmes sera développé au fur et à mesure de nos activités. Toute proposition, toute collaboration, toute contribution est bienvenue.
Résistance et répression en Tunisie • Chaque jour, des hommes, des femmes, des groupes humains font en Tunisie des actes de résistance à la tyrannie. Chaque jour, chaque nuit, la machine répressive s'abat sur eux. La Campagne se fera l'écho de cette réalité et organisera des actes de solidarité pratique.
Répression sans frontières • Battes de base-ball, lacrymogènes, coups de cutter, crans d'arrêt brandis sous le nez, ce ne sont là que quelques-unes des méthodes utilisées par la police politique tunisienne et ses hommes de main contre des opposants et dissidents exilés. Ces agissements sont illégaux et répréhensibles du point de vue des lois des pays d'accueil. Il y a plus: l'obligation de prendre sa carte du parti de Ben Ali (le RCD), l'espionnage dans les milieux émigrés tunisiens, le mouchardage dans les foyers, les cités, les quartiers, les cafés. Il y a plus encore: le chantage: "Si tu bouges, on s'occupera des tiens au pays". Et ces menaces sont souvent mises exécution. Nous entendons oeuvrer à faire cesser cette répression sans frontières.
Les sans-papiers de Ben Ali • Des dizaines de milliers de Tunisiens sont privés de passeport en Tunisie, des milliers d'autres à l'étranger. Pour ces derniers, cela rend la vie impossible: ils ne peuvent plus renouveler leurs titres de séjour, deviennent des précaires administratifs ou même des sans-papiers. Avec ces "sans-papiers de Ben Ali", la Campagne travaillera à sensibiliser tous les acteurs à leur situation et à dénoncer les pratiques des consulats tunisiens. Un double objectif est à rechercher: contraindre les autorités tunisiennes à restituer leurs passeports à ceux dont elles les ont privés et amener les autorités des pays d'accueil à faire preuve de compréhension.
L'asile • Des centaines de demandeurs d'asile tunisiens en France et dans le monde sont en attente d'un statut de réfugié ou ont été déboutés de leurs demandes. Avec eux, la Campagne travaillera à la défense et à la promotion du droit d'asile pour toutes les personnes persécutées par le régime Ben Ali.
L'opinion • En France, en Europe et ailleurs, l'opinion, abreuvée de campagnes publicitaires, est peu ou mal informée sur la réalité tunisienne. Pourtant des millions de personnes vont chaque année faire du tourisme en Tunisie. Pourtant, des centaines de milliers de Français, d'Européens, d'Américains ont des contacts avec des Tunisiens émigrés ou exilés. La Campagne travaillera pour sensibiliser l'opinion, en s'adressant aussi bien directement aux simples citoyens qu'aux leaders d'opinion (responsables médiatiques, politiques, syndicaux, religieux, associatifs, humanitaires). D'ores et déjà, un tract général de présentation de la Campagne est disponible.

• 202 personnes ont déjà signé en Tunisie un appel lancé le 9 avril et demandant l'instauration de la démocratie. La collecte des signatures continue.
Syndicalistes egeôlés • Quatre des vingt syndicalistes de l'UGTA (Union générale des travailleurs tunisiens) interpellés pour avoir signé une lettre [disponible en arabe et français à la Campagne} demandant la restauration des principes démocratiques et une enquête sur les détournements de fonds dans la centrale syndicale ont été maintenus en détention et inculpés le 5 mai de diffamation, distribution de tracts et propagation de fausser, nouvelles, ce qui peut sous Ben Ali leur coûter deux ans et plus en geôle. Il s'agit de: Rachid Najar, Jilani Hammami, Ahmed Bermila et Mongi Souab. Me Béchir Essid coordonne leurs défenseurs.
Plainte • Victimes d'agressions armées de la part de sbires de Cartilage sur le territoire français, Mondher Sfar et Ahmed Manaï ont déposé plainte auprès du Procureur de la République à Paris, capitale d'un Etat de droit. La plainte vise le président Ben Ali et Tarek Bechraoui, responsable du "journal" semestriel "La Vérité" [sic], pour provocation à commettre un délit suivi d'effet, au sens de l'article 23 de la loi du 21 juillet 1881. Ce journal, financé directement par le bunker carthaginois a publié des menaces nominales et explicites contre les intéressés.
8 mai 91 • Ce jour-là, la police attaquait un rassemblement pacifique d'étudiants sur le Campus de Tunis, faisant deux morts - Ahmed Elamri et Adnan Saïd -et de nombreux blessés. L'Union générale tunisienne des étudiants en France a rappelé ces événements par des actions d'information sur 3 sites universitaires parisiens dans la semaine du 5 mai. Une occasion pour appeler à l'union des forces démocratiques tunisiennes contre l'arbitraire et "pour une vie libre et démocratique dans notre chère patrie".
Mort en prison • Condamné en 1991 à 6 ans de prison et libérable en juin 1997, Mabrouk Zren avait 68 ans. Suite aux mauvais traitements et par manque de soins, il avait dû être amputé d'une jambe l'année dernière. Zren était membre dirigeant du mouvement Ennahdha. On a appris son décès le 7 mai. Enseignant d'arabe et d'instruction religieuse, il était originaire de Mouensa, près de Zarzis.
* Mohamed Mouaada a porté plainte le 7 mai contre le Ministère de l'intérieur auprès du Tribunal administratif de Tunis, pour dénoncer le sort qui lui est fait: libéré de prison - il avait été condamné à 11 ans de prison après avoir été arrêté en octobre 1995 - le 31 décembre 1996, le Secrétaire général du MDS (Mouvement démocratique socialiste) , après avoir été soumis à une surveillance policière serrée 24 heures sur 24, est assigné à résidence à son domicile depuis le 20 avril, avec interdiction de recevoir ses parents et amis. Son téléphone a été coupé. Il ne peut travailler. Le MDS a simultanément été caporalisé par le régime Ben Ali qui a organisé une fausse réunion du parti pour désigner une nouvelle "direction", en l'absence de Mouaada, du Secrétaire général-adjoint du parti, Khemaïs Chamari et des autres membres du bureau exécutif, empêchés par la police de participer à la réunion. Depuis lors, Chamari s'est vu restituer son passeport, suite aux pressions internationales exercées sur Carthage et a pu se rendre récemment à Malte et en Egypte. Mouaada avait fait une déclaration le 9 avril dernier, publiée par le journal marocain Ittihad Ichtiraki et le journal tunisien L'Audace, dans laquelle il se livrait à une dénonciation en règle du régime.
• Slaheddine Jourchi, ancien journaliste du magazine Le Maghreb, collaborateur de As Sabah et as Réalités, et l'un— des animateurs de la défunte revue 15-21, vient de se voir interdit de plume par le directeur d'une publication à laquelle il collaborait. Son crime semble avoir été ctte fois-ci d'avoir été mentionné par Mouaada dans sa déclaration du 9 avril, pour avoir été privé de passeport...
• Les demandeurs d'asile en France seraient environ 500 à attendre Godot, c'est-à-dire un traitement favorable de leur dossier. Un Collectif des réfugiés et demandeurs d'asile tunisiens, créé le 28 février dernier, devait être reçu à sa demande par le Directeur de l'OFPRA, le 12 mai.
Barreau[x] • Une dizaine d'avocats tunisiens ayant étudié et séjourné au Maroc ont tous été interpellés à leur descente d'avion lors de leur retour en Tunisie au début du mois de mai. Que leur reproche-t-on? Carthage a ses raisons que la raison ne connaît point.
Question d'optique • La société de lunetterie Optic 2000 a sponsorisé du 3 au 13 avril, comme chaque année, un rallye moto, bien médiatisé, dans le Sud [Tozeur- Djerba via El Borma], organisé par Cyril Neveu et Jean-Christophe Pelletier avec la participation de Gérard Holtz, Dominique Chapatte (M6) et...Jacques Godfrain, ministre français de la Coopération. Des lunettes Essilor ont été distribuées dans des écoles. Sans doute rosés. C'était notre publicité gratuite.
Bonnes questions • Josette Alia conclut un reportage enthousiaste sur les femmes tunisiennes émancipées dans Le Nouvel Obs du 17 avril par cette question: « La répression de l'intégrisme justifie-t-elle toujours la pression policière, la surveillance quotidienne, le conformisme de la presse, les interrogatoires féroces des islamistes dans les prisons?» Voilà tout trouvé le sujet de son prochain grand reportage en Tunisie! On attend impatiemment de pouvoir le lire! Les lectrices du Nouvel Obs. aimeraient tant en savoir plus sur les traitements infligés aux femmes -"émancipées" comprises - dans les commissariats, les casernes et les prisons de Ben Ali.


texte affiché rue botzaris : le 3 mai 1997
Pourquoi ce rassemblement?
Nous sommes rassemblés aujourd'hui pour protester contre la répression exercée par le régime tunisien contre toute forme d'opposition, en Tunisie et à l'étranger.

Pourquoi ici?

Nous sommes rassemblés face au 36 rue Botzaris. A cette adresse, devant vous, se dresse une forteresse bien protégée par un haut mur et des grilles. Cette forteresse est à l'image du palais de Carthage où trône, retranché, le tyran tunisien, le général Zine El Abidine Ben Ali. Cette forteresse est à l'image du régime tunisien. Dans ces locaux, qui bénéficient d'un statut diplomatique, en tant qu'annexé de l'ambassade de Tunisie située rue Barbet de Jouy, se trouvent officiellement le "centre culturel" de l'ambassade et le Rassemblent de\ Tunisiens de France (RTF), l'amicale contrôlée par le régime. Officieusement, c'est le RCD, le parti de Ben Ali, qui siège ici. Et en réalité, cette forteresse est une des bases à partir desquelles le régime tunisien contrôle, réprime et agresse la communauté tunisienne en France. C'est d'ici que sont diffusés les ordres de Ben Ali, c'est ici que se concoctent des agressions, des campagnes d'intimidation et de calomnie contre des réfugiés tunisiens.
A notre avis, les activités illégales et louches qui se déroulent au "36" sont en contradiction flagrante avec son statut diplomatique. Le "36" dépend en effet plutôt du ministère de l'Intérieur tunisien que du ministère des Affaires étrangères. Ce lieu ressemble plus à un des nombreux lieux secrets de détention et de torture disséminés en Tunisie qu'à un "centre culturel". Voilà pourquoi nous sommes ici aujourd'hui.

Pourquoi "bouche cousue?"

Nous voulons faire voir l'état dans lequel Ben Ali à mis le peuple tunisien, empêché de s'exprimer, jeté en prison, torturé, contraint à l'exil et menacé, même dans les pays où il trouve asile. Nous demandons à tous les participants de profiter de ce rassemblement silencieux pour penser à toutes celles et tous ceux qui sont morts pour la liberté en Tunisie, à toutes celles et tous ceux qui croupissent dans les cachots de Ben Ali. Et aussi pour réfléchir aux actions que nous pourrions mener ensemble dans les temps qui viennent.

Et après?

Nous pourrons parler de tout cela, à bouche décousue, à la réunion qui aura lieu après le rassemblement. Nous vous informerons à ! 7 heures, au moment de la dispersion, qui aura lieu en bon ordre. Merci de votre participation. Liberté, justice, démocratie pour la Tunisie!
alliance zapatiste de libération s ociale
Pendant et après le rassemblement, nous vous prions de rester calmes,
silencieux et soudés. Ne répondez pas aux éventuelles provocations. Cela semble évident, mais il vaut mieux le préciser, n'est-ce-pas?
Si vous souhaitez diffuser YAKFI ! Passez vos commandes en joignant votre règlement, par chèque, mandat ou en timbres. 5 exemplaires = 10 F- 10 exemplaires= 20 F- 50 exemplaires= 100 F(port compris). Pour commander notre tract général de campagne, 100 exemplaires= 10 F-200ex=20F etc

[Accueil] [Actualités] [Rencontre] [presse][Interviews] [Appel] [Lettre ouverte] [Archives] [Livres] [I.T.R.I]