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I.T.R.I.
*Infos du monde et de la Tunisie
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| Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah |
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Interview donnée à la chaîne Al Jazeera le 21 juillet 2006
Les dimensions militaires de la guerre et le black-out médiatique
Ghassan Ben Jeddou :
La paix de Dieu sur vous tous. Il nous suffit de dire que nous sommes en présence de son Éminence Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, au moment où les combats se poursuivent. Nous sommes à un moment et quelque part dans le monde et non pas au Liban comme je le disais souvent auparavant. Aussi pas besoin de préambule et je commence directement à poser mes questions à son Éminence, que je remercie d’avoir accepté cette rencontre, à ce moment précis, dix jours après le début des combats.
Que dites-vous au plan militaire et politique?
Hassan Nasrallah : Au nom de Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux.
Au plan militaire et politique, les deux en même temps. Laissez-moi commencer…
Suite
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| Shirin
Ebadi, prix Nobel de la Paix : « Aucun pays ne devrait
posséder la bombe atomique, ni lIran, ni les Etats-Unis,
ni Israël » |
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Par Ian Hamel
Son prix Nobel de la Paix ne lui a pas fait perdre sa
simplicité. Cette petite femme vêtue dun
ensemble bleu ouvre elle-même la porte de sa chambre
dhôtel et va chercher un fauteuil pour son hôte.
Shirin Ebadi est accompagnée dune interprète,
préférant sexprimer dans sa langue. Plusieurs
anecdotes dans son livre sont révélatrices
du sort réservé aux femmes en Iran. Shirin
Ebadi est devenue juge à 23 ans en 1970. Elle
est rétrogradée après la Révolution
en 1980 au poste de secrétaire du tribunal quelle
présidait, sous prétexte que les femmes
sont trop désorganisées pour être
magistrate et qu« un rien les distrait ».
Suite
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| Interview
de Cheikh Hareth Al Dhari, secrétaire général
de l'Association des oulémas musulmans |
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par Yad Dlimi,
Service Quds Press, Bagdad, 6 mai 2006
Le Cheikh Hareth Al Dhari, Secrétaire Général
de l'Association des oulémas musulmans d'Iraq
(sunnite), déclare que son association ne compte
nullement sur le processus politique actuel pour faire
sortir le pays de sa crise. Cette opération se
passant sous l'occupation, elle est sans effet comme
en témoignent les résultats des trois
dernières années.
A propos du chiffre exact des pertes usaméricaines,
le S.G. de l'association des oulémas déclare
qu'il est plusieurs fois supérieur au chiffre
officiel. Quant aux victimes iraquiennes depuis le début
de l'occupation, leur nombre est de 200 000, selon lui,
et non pas 35 000 comme le prétendent les usaméricains.
Selon lui le nombre des prisonniers et de détenus
dans les prisons et les divers centres de détention
serait de 70 000.
Suite
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| Interview
de femmes tunisiennes persécutées |
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Interview
de Ahmed Manaï : Bilel pour Elkhadra.org
Q : Que représente cette date
du vingt mars pour vous en tant que patriote tunisien
?
R : Je n’évoquerai pas
l’émotion collective et l’enivrement
général qui ont saisi tout un peuple à
la proclamation de l’indépendance, il y
a cinquante ans, parce que cela m’attriste profondément
et m’incite à verser de chaudes larmes,
au vu des tristes réalités d’aujourd’hui.
Le 20 mars 1956, il a semblé
à nos parents et aux jeunes de ma génération
que nous avions libéré notre pays d’une
colonisation de peuplement qui nous a fait violence
et humilié pendant trois quarts de siècle,
qui nous a dépossédé de nos terres,
de notre souveraineté et même de notre
humanité. Pour savoir vraiment ce que représente
l’indépendance, il faut avoir connu et
vécu l’état qui l’a précédé,
ses violences physiques et morales, ses affres en tout
genre mais aussi la fierté et l’immense
bonheur d’avoir fait un tant soit peu pour que
le rêve devienne réalité.
Suite
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| Interview
de femmes tunisiennes persécutées |
| Ginette
Skandrani - presentation Ahmed
Manaï |
03.06.2005 -
1999 |
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Paroles
de Femmes Tunisiennes
« Le drame que
nous avons vécu et qui continue pour des centaines
de nos frères, est sans commune mesure avec ce
que les femmes, épouses, mères et sœurs
ont enduré pendant ces longues années
», confia récemment à l’un
de ses amis, Mohamed Tounekti, libéré
au mois de mars 2005, après avoir purgé
une peine de quatorze ans de prison. Et d’ajouter
« certes, les prisonniers ont connu l’humiliation,
la torture, les procès iniques, l’enfer
de la prison, mais la femme, qui a connu elle aussi
le purgatoire, a assuré l’éducation
des enfants, maintenu la cohésion de la famille,
travaillé dur afin de pourvoir à nos besoins.
C’est elle qui a entretenu l’espoir des
prisonniers dans les ténèbres de leurs
cellules ».
Et de s’écrier « ...Gloire à
Dieu et à la Femme Tunisienne » !
Suite
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| Interview
d'Ahmed Manaï |
| «
El Fajr- Al Khadra », N° 7 mis en ligne
le 14 octobre 2004) |
14.10.2004 |
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INTERVIEW
DE AHMED MANAI
Cet entretien avec
un défenseur des droits de l'homme, un patriote
et un résistant Tunisien est d'une lucidité
dramatique, néanmoins c'est aussi un cri d'espoir
et une méthode de réflexion dont doivent
s'inspirer les anciennes et jeunes générations
qui prétendent libérer la Tunisie de
la mortelle dictature de Ben Ali.
Question 1 :
Quelle est votre position personnelle, ou celle de
votre parti ou mouvement, en ce qui concerne les élections
d’octobre ?
Suite
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| Interview
d'Ahmed Manaï sur RFI |
| Pierre
Ganz de RFI, le 3 mai 2000 à 8h30 |
03.05.2000 |
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INTERVIEW
DE AHMED MANAI
P.Ganz : Ahmed
Manaï, vous êtes cofondateur du Comité
Tunisien d’Appel à la Démission
de Ben Ali, auteur du livre « Supplice tunisien,
candidat indépendant aux élections législatives
de 1989 et élément actif dans l’opposition
tunisienne, que pensez-vous de ce bras de fer entre
le journaliste Tawfik Ben Brik, en grève de
la faim depuis un mois et le régime tunisien
?
A.M. D’abord
un mot sur Tawfik Ben Brik et son combat. Tawfik Ben
Brik est un journaliste courageux qui lutte depuis
longtemps et dans des conditions difficiles pour exercer
librement son métier. Il a mis maintenant sa
vie en danger mais en choisissant son moment, il a
prouvé aussi qu’il était intelligent.
Son combat vient de révéler au monde
la véritable nature du régime et l’extrême
misère de l’état des libertés
et des droits de l’homme en Tunisie. Le bras
de fer entre lui et le régime tunisien connaîtra
bientôt sa fin, mais celui de la société
tunisienne avec ce régime va continuer jusqu’à
ce que ce dernier renonce à ses choix politiques.
Suite
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| Rencontre
avec notre ami Ahmed
: |
| Propos
recueillis par Claudine
Castelnau |
15.01.2000 |
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La Tunisie aurait pu devenir un modèle de démocratie
pour le Maghreb
La Tunisie aurait pu devenir un
modèle de démocratie pour le Maghreb. Selon l'exilé
Ahmed Manaï, elle a raté sa chance. L'Etat policier
du président Ben Ali exerce son pouvoir dictatorial.
Ahmed Manaï le Tunisien faisait signe récemment. Depuis
notre rencontre en 1996 [1],
il avait dû déménager quatre fois dans la région parisienne
pour échapper au harcèlement de certains agents tunisiens…
A l'époque, il venait de sortir un livre, Supplice Tunisien.
Le jardin secret du général Ben Ali (La Découverte).
Il y racontait son histoire personnelle, l'expérience
douloureuse de l'arrestation arbitraire, de la torture,
du flicage des siens, de l'exil intérieur sur sa propre
terre, parce qu'il avait eu l'audace de se présenter
aux élections législatives de 1989 au nom d'une coalition
d'opposants modérés au président Ben Ali. Contraint
à l'exil avec sa famille "on m'a sûrement rogné les
ailes en m'obligeant à fuir, mais quelle autre alternative
m'était laissée, sinon d'être enfermé à perpétuité,
numéro d'écrou anonyme ou, disparu"?. Il vit depuis
1991 en France avec le statut de réfugié politique.
Suite
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| Entretien
avec Ahmed Manaï |
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«
Les élections de 1989 ont été
la plus grande tromperie électorale de notre
histoire »
Interview
réalisée par Slim Bagga
Paris le 5 avril 1999.
Il y a dix ans, le 2 avril 1989, étaient
organisées en Tunisie des élections
législatives et présidentielle. C’est
à l’occasion de ce scrutin que le pouvoir
avait montré sa véritable nature et
ses lâches intentions. Depuis cette date, les
Tunisiens ont commencé à subir une répression
féroce sans précédent. Dix ans
après cette occasion ratée et, à
la veille de l’organisation d’une élection
présidentielle en Algérie, nous avons
interrogé Ahmed Manaï, ex-candidat indépendant
à la députation en 1989.
Dans l’interview qui suit, l’auteur de
« Supplice Tunisien : le jardin secret du Général
Ben Ali » (Editions La Découverte) analyse
la situation politique dans les trois pays du Maghreb
et évoque son expérience de 1989.
Interview…
Suite
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| Entretien
avec Ahmed Manaï |
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Périple
canadien de Ahmed Manaï
Interview parue dans l’Audace-
N°48- Janvier 1999.
L’audace : Vous revenez d’un
voyage d’information au Canada. Voulez-vous
en parler à nos lecteurs ?
Ahmed Manaï : En effet, j’étais
au Canada pendant les deux premières semaines
de novembre 98, en tant que représentant de
l’Institut Tunisien des Relations Internationales
et à l’invitation de l’Association
des droits de la personne au Maghreb et du Département
d’information et de communication de l’Université
Laval au Québec. M. Khemaïs Chammari était
aussi invité, mais d’autres engagements
l’ont empêché de faire le déplacement,
au grand regret de ses amis.
Suite
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| Tunisia
Insight |
| Traduit
de l’Anglais |
Août
1997 |
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Interview
d'Ahmed Manaï pour Tunisia Insight : Vol 1 N°2
T.Insight :
Vous avez été agressé en date
du 14 mars 1997. Pouvez-vous éclairer nos lecteurs
sur les circonstances de cette agression ?
A. Manaï :
Le vendredi 14 mars 1997 vers 17 heures, je rentrais
chez moi. A quelques mètres de la porte de
mon immeuble, j’ai été attaqué
de dos par deux énergumènes. Le premier
m’aspergea de sa bombe lacrymogène et
le second me donna un premier coup de batte de base-ball
sur le front qui m’envoya à terre. C’est
alors que les coups commencèrent à pleuvoir,
sur les pieds et les jambes, puisque c’est ainsi
que j’ai essayé de me défendre.
Mes cris et ceux des voisins et notamment de la gardienne
incitèrent mes agresseurs à me lâcher.
J’avais de toute façon perdu connaissance.
Les pompiers sont arrivés rapidement et m’ont
transporté à l’hôpital où
je fus gardé pendant cinq jours. J’ai
eu douze points de suture et vingt cinq jours d’interruption
de travail.
Suite
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| Interview
avec Ahmed Manaï |
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Ahmed
Manaï s’explique sur son agression
Interview
de Imed Bouraoui
Dans le cadre de notre dossier sur les
agressions, nous avons interviewé Ahmed Manaï
qui a été agressé le vendredi 14
mars, après être sorti de l’Institut
du monde arabe où il a pris la parole parmi les
intervenants à l’occasion d’un colloque
sur « la mondialisation en Afrique du Nord et
au Moyen- Orient ». Arrivé devant chez
lui à Courcouronnes, dans l’Essonne, Ahmed
Manaï a été l’objet d’une
tentative de meurtre…
L’Audace : Comment vous vous êtes
fait agressé ?
Suite
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| Interview
avec Ahmed Manaï |
| Al-Alam/
Londres N° 539- Propos
recueillis par
Mokhtar Badri
- Traduit de l'Arabe |
Février
1996 |
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Autoritarisme
politique et libéralisme économique sont deux choix
contradictoires qui ne peuvent longtemps cohabiter!
Les responsables politiques tunisiens
appliquent, depuis le milieu des années 80 et avec de
nombreuses précautions, les recettes bien connues du
FMI et de la BIRD. Cela a permis une certaine libéralisation
de l'économie, notamment par la privatisation de nombreuses
branches du secteur public et, en l'absence de réactions
violentes d'une population connue pour sa grande sensibilité
aux soubresauts de la politique économique et sociale.
Il n'y a pas eu réédition des révoltes de 1978 et 1984,
sans doute à cause du quadrillage policier du pays d'une
part et des précautions prises dans la libéralisation.
Suite |
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| Interview
avec Ahmed Manaï |
| Traduit
de l'anlais |
janvier
1996 |
|
TUNISIA
MONITOR (USA)
« Exilé mais pas défait » !
C’est l’impression que nous donne Ahmed Manaï dans l’nterview
à Tunisia Monitor, où il parle de Bourguiba « le
leader politique et l’homme d’Etat » et de Ghannouchi
« l’intellectuel » Il essaie de concilier
entre ces deux personnages qui ont marqué profondément
la Tunisie contemporaine et nous livre son analyse
sur la situation du pays et le rôle de l’élite, ou plutôt
des élites, selon lui.
Suite |
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| Interview
du Standaard |
| Paul
VANDEN BAVIERE
Traduit du Néerlandais par
Anouar Koutchoukali.
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9
juillet 1995 |
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Les
Tunisiens étaient si naïfs de croire aux promesses de
démocratisation
Bruxelles - « Cela a été naïf de ma part et de la part de beaucoup
de tunisiens d’avoir cru, en novembre 1987, aux promesses
de démocratisation du nouveau président, Zine Abidine
Ben Ali. Promesses qui ont poussé beaucoup de gens à
se lancer dans la politique. A posteriori, il s’est
avéré que nous avons été d’une très grande naïveté que
de croire que quelqu’un qui a accompli sa carrière dans
la police et les services secrets, ait l’intention de
faire de la Tunisie une démocratie. »
Suite |
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| Interview |
| Propos
recueillis par Jean Gaud |
4
juin 1995 |
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24 Heures-
Lausanne - Samedi- Dimanche- Lundi ( 3-4-5 juin 1995
- P.6 )
La Tunisie connaît un calme trompeur
et court le risque d’une explosion.
La vie est devenue très difficile. Le chômage a atteint
des proportions sans précédent et les prix montent en
raison, notamment, d’une longue sécheresse. Quant au
régime du président Ben Ali, il reste verrouillé.
Le président tunisien Ben Ali arrive
la semaine prochaine en Suisse. Il doit s’exprimer à
Genève devant l’assemblée de l’Organisation internationale
du travail. L’effervescence est grande dans les milieux
de la diaspora tunisienne et notamment de l’opposition
en exil qui entend profiter de cette visite pour exposer
ses griefs. Dans un livre* récent qui a fait grand bruit,
Ahmed Manaï, agronome tunisien et expert international
auprès de l’ONU, racontait son expérience personnelle
de la torture et brossait un tableau extrêmement sombre.
Comment jugez-vous la situation actuelle
en Tunisie ?
Suite |
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| Interview
d’InfoMatin |
| Interview
donnée au téléphone |
14
mars 1995 |
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Propos
recueillis par Dominique Lagarde
« L’Etat tunisien pratique
la torture sur les islamistes et la gauche »
Emprisonné et torturé pour ses positions
en faveur de l’opposition islamiste, Ahmed Manaï
publie un témoignage sur le régime tunisien.
Expert en agronomie auprès
des Nations Unies, Ahmed Manaï est arrêté
en avril 1991, peu après être rentré
en Tunisie. Accusé de « complot contre
l’Etat » sur la foi d’une lettre
qu’il a toujours nié avoir écrite,
il est emprisonné pendant deux semaines, puis
banni. Il est en fait convaincu que cette arrestation
est directement lié à sa candidature,
lors des élections législatives de 1989,
sur une liste « indépendante »
et à ses prises de position favorables à
la légalisation du parti islamiste tunisien
Ennahdha. Il affirme aussi avoir été
torturé pendant sa détention. A tout
cela, il consacre un livre*, publié aux Editions
La Découverte, préfacé par l’écrivain
Gilles Perrault.
Suite
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| La
Truffe |
| Paris
N° ????- date ???? |
1994 |
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Des
taches de sang sur le nouveau costume du président
En Tunisie, on torture, on exécute,
on pend. Le président Ben Ali n'a cure des droits de
l'homme…L'histoire vécue d'une dérive.
"Vous feriez mieux d'aller voir ce qui se passe en Tunisie",
rétorque sèchement le roi du Maroc à ceux qui lui reprochent
la situation des droits de l'homme dans son pays. Et
pour cause. Hassan II multiplie, depuis cet été, les
libérations de détenus politiques alors que le régime
du président Ben Ali, porteur au départ de tous les
espoirs des démocrates tunisiens, connaît, lui, une
dangereuse dérive. A preuve, le refus de l'opposition
tunisienne de participer, ce week end encore, aux élections
partielles.
Suite
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| L'Audace |
| L'audace/
Paris N° 032- Novembre 1994- Jumada I/ Jumada II:
1415 H |
01
novembre 1994 |
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La
situation politique en Tunisie ...
Question :
Comment évaluez-vous la situation politique en Tunisie
à quelques jours du 7ème anniversaire du changement?
A.M.: Il faudrait
que nous nous mettions d'accord sur les termes. Ce que
vous appelez changement et dont on fête prochainement
l'anniversaire, est pour moi et la majorité des tunisiens,
tout simplement un coup d'Etat. Chacun de ses anniversaires
est l'occasion pour les démocrates et les patriotes
tunisiens pour condamner ses auteurs et leurs complices
et dénoncer leur oeuvre, profondément destructrice,
de la société et de l'homme tunisiens. C'est là une
position de principe que conforte largement le bilan
des sept dernières années.
Suite
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| Horizon
94 |
| Horizons
94, N°1- Paris- Août 1993 |
20
Août 1993 |
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Des
Horizons électoraux bouchés
Dans
dix mois, en avril 1994, les Tunisiens seront appelés
à voter pour 'élire' un parlement et un président
de la république. Cette échéance sera respectée. Une
dictature en quête de respectabilité et soucieuse
de son image de marque à l'étranger comme l'est celle
qui sévit en Tunisie, respecte les échéances électorales.
Bourguiba n'y a jamais dérogé et Ben Ali se fera un
point d'honneur à en faire autant.
Suite
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| LE
PROGRES ( Lyon) |
| Propos
recueillis par Jean- Pierre Gris- Malzy |
25
Août 1993 |
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LE
CANDIDAT DES DROITS DE L’HOMME
« Parce que le peuple tunisien mérite mieux que
le régime actuel », Ahmed Manaï, ancien supporter
du président Ben Ali, passé à l’opposition, se présentera
à l’élection présidentielle de 1994.
Ancien
expert auprès des Nations Unies, ancien membre du
Parti Destourien, Ahmed Manaï a organisé le 7 novembre
1987, la première manifestation de soutien au président
Ben Ali, à Monastir*, le fief même d’Habib Bourguiba.
Deux ans plus tard, déçu par la politique du nouveau
président, il participe aux élections législatives
sur une liste indépendante et entre en dissidence.
Arrêté en avril 91 et détenu pendant 14 jours, il
réside désormais en France où il participe à la rédaction
de « Horizon 94 », « la voix de la
Tunisie libre ».
Suite
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| Al- MUJTAMÂA(Koweït) |
| Traduit
de l’arabe |
12
septembre 1993 |
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Ahmed
Manaï est un expert économiste qui a travaillé longtemps
pour des organismes internationaux en Afrique, dans
les domaines de la planification régionale et de l’aménagement
du territoire. Al- Mujtamâa l’a rencontré à Paris où
il nous a donné la déclaration suivante sur la normalisation
économique avec l’Etat Hébreu.
Al- Mujtamâa :
Après l’accord Palestino- Israélien, c’est maintenant
la seconde étape qui consistera, dans la logique du
règlement initié par les américains, à une normalisation
entre les pays arabes et Israël. La normalisation signifie
évidemment la fin du boycott économique.
Comment évaluez- vous les résultats de cette opération pour les deux parties,
arabe et israélienne ?
Suite
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|
| Ahmed
Manaï |
|
Ce
sont les dirigeants et non les islamistes qui menacent
la démocracie
Qu'il soit considéré, à tort ou à raison,
comme source d'inquiétude et même la menace suprême
par ses détracteurs, ou au contraire, la réponse adéquate
et miraculeuse aux défis qui assaillent les sociétés
musulmanes par ses supporters, l'islamisme est actuellement
au centre des débats qui agitent le monde.
Depuis les succès électoraux du FIS en Algérie, il
alimente, les passions les plus diverses et parfois
les plus extravagantes. Il hante les nuits des "très
démocrates" généraux-présidents à l'unanimité et à
vie et trouble l'eau calme des certitudes d'une Europe,
débarrassée de la menace Soviétique mais se découvrant
soudain terrifiée par le nouveau "démon" du sud.
Suite |
|
| L'Ouest
Parisien |
|
Edition de Paris- Normandie
| |
18.07.1991 |
|
Répression
: un opposant tunisien témoigne
D'abord Ahmed Manaï,
un expert de l'ONU, ne songea qu'à sa famille, aux
risques de représailles et décida de se taire. Mais
l'annonce de la mort de deux étudiants détenus en
même temps que lui à Tunis l'ont convaincu aujourd'hui
de témoigner de son arrestation arbitraire et des
tortures qu'il a subies pendant quatorze jours. Son
crime : penser autrement.
"Je m'inquiète pour ma famille, mais elle n'est pas
la seule pour laquelle je dois m'inquiéter", confie
Ahmed ben Tahar Manaï, 49 ans, un expert international
auprès de l'ONU, père de cinq enfants. "J'ai le devoir
d'informer mes compatriotes de la réalité. La Tunisie
n'est pas le paradis auquel la presse de mon pays
veut faire croire, mais un enfer. Ce que j'ai subi
en est la preuve et n'est qu'un exemple parmi beaucoup
d'autres. Il y aurait aujourd'hui, selon Amnesty International,
plus de mille personnes emprisonnées pour leurs opinions.
Selon nous, il y aurait plus de quatre mille."
Suite |
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| Entretien
avec Ahmed Manaï |
| Propos
recueillis par Vincent BROCHU |
20.07.1991 |
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Un
opposant tunisien à Evreux-
De
la torture à l’exil...
LA DEPECHE/ EVREUX - Samedi 20 Juillet 1991
Jeudi dernier, François Mitterand était reçu en visite officielle à Tunis
par le président Ben Ali. Le même jour, Ahmed Manaï
se trouvait à Evreux. Expert international auprès
des Nations Unies, notamment en Afrique noire, ce
Tunisien aujourd’hui en exil est venu rencontrer ses
compatriotes installés dans la région normande pour
leur parler de la situation dans leur pays.
De retour d’une mission au Burundi, Ahmed Manaï a été arrêté en Tunisie
sans explication, avant d’être interrogé et torturé
pendant quatorze jours. En 1987, après la mise à l’écart
de Bourguiba, il avait servi d’intermédiaire entre
le nouveau régime et le mouvement islamiste, principale
force d’opposition.
Suite |
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| Le
Maghreb |
|
Du
Président, et de lui seul !
Il y a un an, j'étais de ceux, nombreux,
qui croyaient fermement que la Tunisie serait le premier
pays Maghrébin à en finir avec ses islamistes. Non
point la solution finale à la hussarde qui avait tenté
certains esprits, il y a deux ans et continue d'avoir
de chauds partisans dans certains milieux du pouvoir
et, paradoxalement de l'intelligentsia, mais celle
qui, tout en leur reconnaissant le droit de s'organiser
légalement, les banaliserait dans l'opinion publique,
les conduirait à rechercher un compromis entre leurs
propres thèses et la réalité sociale et les inciterait
surtout à formuler les conditions d'une meilleure
harmonie entre l'Islam et notre époque.
Suite
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