SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TUNISIEN
POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EN TUNISIE
Paris le 7 novembre 1992
Un régime policier s'est installé depuis
5 ans en Tunisie, développant une répression
sophistiquée et implacable, sans précédent
dans notre histoire.
Ratissages, arrestations massives, assassinats d'étudiants,
enlèvements d'opposants politiques et de syndicalistes,
torture systématique des détenus, délation
généralisée, corruption tous azimuts,
parodies de procès, sont ses armes les plus connues
parce que communes à toutes les dictatures.
Amnesty International cite le chiffre de 8000 détenus
politiques. Des sources officieuses tunisiennes avancent
le chiffre de plus de 30.000 détenus, 31 décès
sous la torture et des dizaines de disparitions durant
les 18 derniers mois.
RAPPORT D'Autopsie DU PROFESSEUR DE MEDECINE DE L'Université
DE
DUNDEE
Le gouvernement tunisien affirme que Faisal Barakat
est mort à la suite d'un accident de la circulation.
Voici les conclusions du rapport du médecin légiste:"En
résumé le rapport d'autopsie indique que
cet homme est mort par suite de l'introduction en force
d'un objet étranger d'au moins six pouces(environ
15 cm) dans l'anus. Avant sa mort,il a reçu des
coups à la plante des pieds et sur les fesses.
D'autres éraflures sur différentes parties
du corps indiqueraient d'autres coups. Le tableau général
des lésions est celui d'une agression physique
systématique et il corrobore très fortement
l'allégation de mauvais traitements et de tortures
subis. L'ensemble des lésions ainsi qu'en particulier
les blessures à l'anus,aux pieds et aux fesses
ne correspondent pas à des conséquences
d'un accident de circulation et cette explication de
la mort est dépourvue de crédibilité
à la lumière des conclusions de l'autopsie".Amnesty
International(Chronique:n°66-Mai 1992).
Un camp d'internement en plein désert, Rjim Mâatoug,
jamais révélé comme tel, à
l'origine support d'un projet de développement
agricole financé par la CEE, renferme actuellement
des centaines de jeunes dans des conditions de détention
inhumaines.
Les formes insidieuses de la répression sont
plus terribles et plus destructrices encore parce que
légales.
- Main- mise totale sur le syndicat des ouvriers à
travers une direction fantoche.
- Dissolution du syndicat des étudiants (UGTEF)
représentatif de la majorité des étudiants.
- Mise au pas de la presse écrite et audio-visuelle.
- Dissolution annoncée de la ligue tunisienne
des droits de l'homme (LTDH).De cela les médias
des pays démocratiques ne touchent mot.
- Plus grave encore, ils continuent à présenter
comme un vaste club de vacances ce qui n'est qu'un grand
camp d'internement pour 8 millions d'hommes et de femmes,
condamnés par la justice du FMI et de la Banque
Mondiale.
Aujourd'hui le régime tunisien exporte son savoir-faire
et ses spécialistes de la torture.
C'EST LE MAGHREB DES DICTATEURS ET NOUS N'EN VOULONS
PAS.
Travailleurs et Démocrates de France soutenez
le peuple tunisien dans son combat pour la Démocratie.
Soutenez les peuples du Maghreb dans leur combat pour
un Maghreb UNI et DEMOCRATIQUE.
Comité de Lutte contre la Répression,
la Torture et pour les Libertés Publiques en
Tunisie.(Evreux)-Tunisie : Démocratie Maintenant(Paris)-
Coordination pour la Défense des Libertés
en Tunisie(Paris)- Conseil de la Communauté Tunisienne
en France(C.C.T.E Paris)- Union Générale
Tunisienne des Etudiants en France (UGTEF- Paris)-)-Droits
et Libertés pour les Maghrébins et au
Maghreb (Noisy- le -Grand).