Directeur: Ahmed Manaï

Communiqué

 
Communiqué de la 4ème campagne internationale contre l'occupation usaméricaine et sioniste, tenue au Caire les 25-26 et 27 mars

Original : Hamdi El Husseini, http://islamonline.net/Arabic/doc/2006/03/article07.shtml

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseu de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). cette traduction est en Copyleft.

Plus de 140 personnalités et militants arabes et étrangers, hostiles à l'occupation usaméricaine de l'Iraq, ont appelé à créer un mouvement arabe pour le changement et pour élaborer une stratégie populaire arabe de démocratisation et d'alternance pacifique au pouvoir, parallèlement au soutien multilatéral à la résistance contre l'occupation en Palestine et en Iraq.

C'est l'objet du congrès de la quatrième campagne internationale contre l'occupation usaméricaine et sioniste, qui vient de terminer ses travaux ce dimanche soir le 26 mars 2006, sous le titre « Avec la résistance en Palestine et en Iraq et contre l'impérialisme et le sionisme ».

 

Texte du communiqué final : « Pour la résistance en Palestine et en Iraq..et contre la mondialisation, l'impérialisme et le sionisme ». Le quatrième congrès du Caire se tient alors qu'on enregistre de graves développements au niveau de la lutte contre la colonisation usaméricano- sioniste et contre la mondialisation capitaliste sauvage. En Iraq, la résistance armée contre l'occupation anglo- usaméricaine et ses agents se développe, provoquant l'isolement du gouvernement fantoche et la paralysie de ses services. L'occupation pour sa part, fomente les complots pour faire monter les tensions entre chiites et sunnites, afin d'affaiblir la résistance, la dévier de sa voie et ternir son image. En Palestine, malgré l'encerclement et les assassinats quotidiens, le peuple palestinien a apporté la preuve dans les dernières élections législatives, que son choix demeure comme toujours, celui de la résistance et de la lutte. Le succès éclatant du Hamas a constitué un coup terrible, non seulement pour les sionistes et l'occupation usaméricaine dans la région, mais aussi pour tous les régimes arabes qui ont parié sur la soumission du peuple palestinien. Ce peuple est confronté aujourd'hui à de grands défis. Les sionistes continuent à dresser le mur de l'apartheid et à transformer Gaza et les villes de Cisjordanie en grandes prisons. Ils poursuivent leur escalade militaire et multiplient leurs crimes contre les Palestiniens, alors que la colonisation usaméricaine et ses agents européens menacent d'affamer le peuple palestinien par l'arrêt de leur aide. Les régimes arabes déploient de fortes pressions sur le nouveau gouvernement du Hamas afin de le contraindre à accepter les conditions et les concessions à la légitimité internationale, qui feraient de lui « un réaliste et un pragmatique ». Le but ultime étant de désarmer la résistance et de lui faire reconnaître l'entité sioniste et d'accepter la logique de négociations dont le peuple palestinien n' a rien retiré au cours des deux dernières décennies.

Le peuple palestinien continuera sa résistance, le gouvernement du Hamas sera capable de faire face aux graves défis qui l'assaillent. Mais cette résistance et cette lutte ont un besoin urgent d'une nouvelle vague de soutien et de solidarité de la part des masses arabes.

Le soutien et la solidarité avec la résistance iraquienne et palestinienne ne peuvent être effectifs et complets s'ils sont menés indépendamment du combat des peuples arabes et musulmans pour la liberté et la démocratie. Les régimes despotiques arabes enserrent le cou de leurs peuples au point de les étrangler. Ces régimes répriment leurs peuples par les méthodes policières, par la corruption, les politiques capitalistes de paupérisation et de dépendance totale aux intérêts usaméricains et sionistes dans la région. Mais ils affrontent la colère montante et le refus croissant de leurs politiques par les peuples. Le succès des mouvements populaires en Amérique latine dans leur refus de la domination usaméricaine, la mondialisation capitaliste sauvage et les politiques de marché, prouve que cette domination et les politiques qui lui sont liées ne sont pas éternelles et que ce n'est pas la fin de l'histoire, comme le prétendent nos ennemis.

Mais nous sommes face à de graves défis, puisque le colonialisme usaméricain menace d'étendre sa guerre à la Syrie et à l'Iran et de faire exploser les tensions intercommunautaires. Les sionistes pour leur part, menacent d'imposer des frontières qui engloutiraient Al Quds et la majeure partie de la Cisjordanie. Quant aux régimes arabes et malgré leur fragilité, ils continuent à remplir les prisons et à exécuter les ordres de Washington et de Tel Aviv. Malgré tout, la congrés du Caire a terminé ses travaux en rendant publiques les recommandations suivantes :

En soutien à la résistance en Iraq :

1) Nécessité d'élaborer une stratégie populaire arabe pour contrer la stratégie usaméricaine-sioniste.
2) Réactiver les campagnes de boycott des produits usaméricains et britanniques
3) Faire face aux menaces de guerre contre l'Iran et la Syrie.
4) Développer la culture de la résistance, rompre l'encerclement de la résistance Iraquienne et appeler les pays frontaliers de l'Iraq à soutenir la résistance légitime iraquienne.
5) Soutenir la résistance iraquienne en tant que représentant légitime du peuple iraquien, l'indépendance de l'Iraq, l'unicité et l'indivisibilité de se son territoire.
6) Réactiver les mouvements populaires et civiques afin d'apporter le soutien nécessaire aux victimes et blessés de l'occupation , organiser l'envoi des aides matérielles et en médicaments au peuple iraquien et constituer des comités de base en soutien à la résistance iraquienne.
7) Appeler à manifester d'une façon permanente contre l'occupation de l'Iraq et s'opposer à tout envoi de troupes arabes en Iraq.

En soutien à la résistance palestinienne :

1) Réitérer le refus de tout marchandage à propos de la reconnaissance de l'entité sioniste, inviter toutes les organisations palestiniennes à réactiver les recommandations du congrès du Caire de mars 2005 et tout particulièrement la réorganisation de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), sur de nouvelles bases politiques et organisationnelles, capables de réaliser les intérêts du peuple palestinien et son unité nationale.
2) S'attacher à distinguer dans le discours politique entre la lutte contre le sionisme et le judaïsme.
3) Résister à toute tentative de faire des concessions dans les choix permanents nationaux et appuyer sur le droit inaliénable du peuple palestinien à retourner dans son pays et à retrouver sa terre.
4) Rappeler que la colonisation est toujours présente malgré le retrait sioniste de Gaza et le succès électoral du Hamas.
5) Rappeler que le Hamas a eu un pouvoir du peuple palestinien pour poursuivre la résistance et inviter les organisations palestiniennes à soutenir activement le gouvernement élu du peuple palestinien.
6) Refuser toute concession sur le projet de la résistance.
7) Développer les moyens de lutte des organisations palestiniennes et étendre les domaines de confrontation avec l'ennemi sioniste.
8) Réactiver le boycott économique et politique de l'entité sioniste et de tous ceux qui la soutiennent.
9) Préparer le passage de l'attitude de soutien à la participation effective des peuples arabes et musulmans à la résistance palestinienne.
10) Ouvrir une souscription populaire arabe pour soutenir le projet de la résistance palestinienne et briser l'encerclement sioniste. 11) Réactiver toutes les formes de solidarité et de soutien populaires à la résistance.
12) Refuser toutes les tentatives de réactiver l'initiative de paix arabe ou de lui ajouter la feuille de route et réclamer du Sommet arabe qu' il appelle tous les gouvernements arabes à rompre leurs relations politiques, économiques et culturelles avec l'entité sioniste et leur réclamer de redoubler leur aide au gouvernement palestinien.

 

En soutien aux revendications démocratiques des peuples arabes :

1) Appeler à un mouvement arabe de réforme et contre la corruption, le despotisme, l'occupation et la dépendance. 2) Décréter le 25 mai de chaque année journée de soutien international au peuple égyptien. 3) Créer des mécanismes de coordination entre les divers mouvements et fronts de réforme. 4) Mettre sur pied une commission regroupant toutes les forces politiques nationales égyptiennes en solidarité avec les juges, les journalistes, les enseignants et les étudiants.

 

A propos des menaces sur l'Iran et la Syrie :

1) Réactiver les mouvements et les campagnes populaires contre l'escalade usaméricaine contre la Syrie et l'Iran. 2) Mettre sur pied un front international et non seulement arabe, pour soutenir la résistance et empêcher la guerre contre la Syrie et l'Iran. 3) Activer une pression populaire pour faire évacuer les bases américaines des pays arabes. 4) Décréter une journée internationale en solidarité avec la Syrie et l'Iran et contre les menaces usaméricaines.

5) Soutenir le dialogue inter- libanais afin de sortir de la crise Libanaise, ainsi que la résistance Libanaise contre l'occupation sioniste et refuser l'interprétation usaméricaine et occidentale de la résolution 1559 qui a pour but d'imposer au Liban la domination occidentale.

Les participants ont dénoncé le refus des autorités égyptiennes de délivrer des visas d'entrée aux frères iraquiens le Cheikh Settam Al Kouod, Oussama Meta Zenoun, Hassen R'bii, Majid Al Kouod, Mohamed Fennan Al Abidi, Salem Nahad Al Azzaoui, des mouvements Le Feu de l'Iraq et du Front des intellectuels iraquiens. Les participants ont convenu d'entrer en relation avec tous les mouvements pour la paix, les mouvements populaires contre la guerre et le sionisme et pour la Palestine et le choix démocratique du peuple palestinien.

Les participants ont chargé une commission de suivre l'exécution des recommandations présentes et de présenter un rapport au cinquième congrès. Les participants ont publié : La déclaration et l'appel du Caire contre la guerre contre l'Iran. Un appel pour une action commune afin d'empêcher la guerre contre l'Iran avant qu'il ne soit trop tard et dont voici le texte :

Nous, organisations, institutions, initiatives et individus participant au quatrième Congrès du Caire : Déclarons notre soutien avec le peuple Iranien menacé par une guerre de la part de l'administration usaméricaine et ses alliés, à son droit à la maîtrise de la technologie nucléaire dans des buts pacifiques. Nous déclarons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher une guerre qui causera une véritable catastrophe humaine et environnementale si elle se produisait.

Nous appelons à faire de la journée du 6 mai, une journée internationale d'action commune contre la guerre qui se prépare, et appelons à coordonner notre action contre la guerre avec les mouvements européens et le Forum social européen qui manifeste aujourd'hui même en Grèce.

Si malgré tout, la guerre venait à éclater, nous appelons tous les mouvements et toutes les initiatives anti-guerre de par le monde et dès le premier jour de la guerre et au lâchage de la première bombe sur le sol iranien, à intensifier leurs actions, en manifestant, en occupant les universités et les écoles, en interdisant les accès aux routes.. Non à la guerre contre l'Iran Oui à la solidarité avec le peuple iranien.

 

 

Du Caire à Beyrouth, rafale de baffes pour Condy Rice


La ministre des Affaires impériales de Debelyou, en tournée au Moyen-Orient, s'es prise baffe sur baffe : d'abord au Caire, où Moubarak lui a dit être opposé à un gel des aides financières destinées à l'Autorité palestinienne sous prétexte de victoire du Hamas, puis à Riyad où les Saoudiens lui ont dit la même chose, ensuite à Abou Dhabi et enfin à Beyrouth, où Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, l'a mise au défi de désarmer son mouvement.
"Rice a dit qu'il fallait appliquer la résolution 1559 (de l'Onu), ce qui veut dire que le Hezbollah soit désarmé à terme (..) Que les navires américains viennent nous désarmer", a dit ironiquement cheikh Nasrallah, devant une centaine de milliers de ses partisans rassemblés dans la banlieue sud de Beyrouth pour protester contre l'attentat qui a endommagé mercredi un lieu saint chiite en Irak, à Samarra.
"Celui qui réclame le désarmement du Hezbollah rend un service à Israël en premier lieu (..). Désarmer la résistance, que ça soit au Liban ou en Palestine, c'est rendre un service à Israël", a répété plus d'une fois Nasrallah devant une foule galvanisée qui appuyait son refus de désarmer.
Le discours de Nasrallah est intervenu après le départ de Condy Rice de Beyrouth, où elle a effectué une visite inopinée de quelques heures, préférant ne pas s'éterniser dans cette ville si dangereuse pour les gens comme elle.

 

Voici ce qu'écrit l'agence AFP depuis l'aéroport de Shannon, en Irlande, où Rice a fait une escale technique avant de rentrer pour le week-end chez elle.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui a achevé vendredi une tournée de cinq jours au Proche-Orient, a échoué à obtenir le soutien des pays arabes à sa politique d'isolement du Hamas et de l'Iran.

Avant son départ, le chef de la diplomatie américaine avait appelé les pays arabes à cesser de financer d'Autorité palestinienne en cas de formation d'un gouvernement par le Hamas.

"J'espère que tout Etat qui envisage de financer un gouvernement dirigé par le Hamas pensera aux implications de ceci pour le Proche-Orient et pour le processus de paix au Proche-Orient", avait-elle déclaré à plusieurs journalistes arabes.

Elle avait aussi lancé une vaste offensive diplomatique contre l'Iran, qu'elle avait qualifié de "banque centrale du terrorisme" et de menace pour la région en raison de son programme nucléaire.

Or, aussi bien en Egypte qu'en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis, ses entretiens n'ont pas apporté les résultats escomptés. Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abou Gheit, a estimé qu'il fallait "donner du temps" au Hamas et s'est abstenu de condamner l'Iran, au cours d'une conférence de presse commune avec Mme Rice. A Ryad, le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Fayçal, a prévenu que Ryad "continuerait" à aider financièrement l'Autorité palestinienne, même avec un gouvernement du Hamas.

"Nous ne souhaitons pas lier l'aide internationale au peuple palestinien à d'autres considérations que leurs terribles besoins humanitaires", a déclaré le prince Saoud devant la secrétaire d'Etat. Le ministre saoudien s'est abstenu de condamner clairement le programme nucléaire iranien, soulignant qu'il "n'y a pas de preuve que (les Iraniens) cherchent à se doter de l'arme nucléaire".

Enfin à Abou Dhabi, dernière étape de sa tournée, les six monarchies du Golfe ont certes évoqué la "prolifération nucléaire" au Proche-Orient dans un communiqué commun publié à l'issue d'une rencontre de Mme Rice avec ses homologues du CCG (Conseil de Coopération du Golfe).

Mais le texte ne mentionne pas l'Iran et "réaffirme la nécessité de garder la région du Golfe libre de toute arme de destruction massive", une formule habituellement utilisée par les pays arabes pour faire allusion à Israël, qui n'a jamais reconnu posséder l'arme nucléaire.

Dans l'avion la ramenant à Washington, avant de faire escale à Shannon (Irlande), Mme Rice a cependant assuré à quelques journalistes avoir ressenti pendant sa tournée un soutien "complet et très fort" des pays arabes au consensus de la communauté internationale sur l'Iran. Dans le Golfe, "il y a de larges inquiétudes au sujet de l'Iran et de ses activités nucléaires", a-t-elle ajouté, souligant que l'Egypte s'était "clairement exprimée" en votant pour le renvoi du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu.

Autre sujet de déception pour Mme Rice, ses appels à développer la démocratie, qu'elle considère comme un antidote au terrorisme, ont rencontré peu d'échos en Egypte, où l'opposant Ayman Nour a de nouveau été inquiété par les autorités aussitôt après son départ du Caire. C'est au Liban, où elle a effectué sur les chapeaux de roue une visite surprise de quelques heures, que Mme Rice a trouvé un rare sujet de satisfaction, en rencontrant les principaux dirigeants du pays, y compris le ministre des Affaires étrangères Fawzi Salloukh, pourtant nommé par le Hezbollah.

Tout en assurant ne pas vouloir interférer dans les affaires internes libanaises, elle a envoyé un message fort au Libanais en prenant soin de ne pas rencontrer le président pro-syrien Emile Lahoud, dont une grande partie de la classe politique veut le départ. Source : AFP, 24 février 2006

 

 

Appel à une Alliance populaire arabe de résistance


Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com). Cette traduction est en Copyleft.

Suite à la réunion préparatoire qui s'est tenue au Caire au mois de mars 2005 et aux débats sur la nécessité de créer une structure de coordination pour les activistes et les organisations populaires arabes, fidèles aux intérêts de leurs peuples, qui refusent catégoriquement les thèses défaitistes et opportunistes et s'opposent aux projets impérialistes et sionistes, nous lançons cette invitation ouverte pour participer au congrès constitutif de l'Alliance populaire arabe de résistance et sur la base des conclusions de la réunion préparatoire.
Sur la base de la nature des luttes dans le monde arabe et face à l'escalade de l'agression impérialiste et sioniste contre nos pays arabes et à la généralisation des courants défaitistes, un certain nombre d'activistes a pris l'initiative de réfléchir aux fondements nécessaires à l'élaboration d'une vision radicale de résistance.
Ils sont parvenus aux conclusions suivantes comme base d'une action de construction d'un mouvement populaire arabe de résistance, en symbiose avec les mouvements internationaux de lutte contre l'impérialisme et le sionisme.
1) L'impérialisme est l'ennemi principal des peuples. Il n'est pas unique mais multiple et divers. Mais le plus dangereux des impérialismes, le plus sophistiqué et le plus agressif d'entre eux est l'impérialisme américain. Ses intérêts peuvent être contradictoires et opposés aux autres impérialismes, mais cela ne veut dire en aucun cas, que ces derniers sont les alliés de notre combat. D'où notre vision claire que nous devons lutter en priorité contre l'impérialisme américain parce que cette lutte va approfondir ses contradictions avec les autres impérialismes. Dès à présent nous devons déclarer le contenu de la globalisation comme d'essence impérialiste, ainsi que le projet du grand Moyen-Orient

2) Les classes au pouvoir et les régimes dominants dans les pays arabes sont dépendants de l'impérialisme et à son service. Ils servent ses intérêts et ne peuvent être de ce fait dans le camp favorable aux intérêts des peuples. Les réformes qu'ils prétendent réaliser constituent une grande imposture, d'où la nécessité de lutter contre ces forces parce que cela est une partie de la lutte contre l'impérialisme.

3) La lutte contre l'impérialisme dans l'Orient arabe (Irak, Palestine, Liban, Syrie..) est une continuité de la lutte contre la colonisation et la dépendance. Actuellement c'est l'élément principal de la lutte internationale contre l'impérialisme et la défaite de ce dernier en Orient arabe serait un pas important dans l'échec du projet impérialiste au plan arabe et mondial.

4) Insister sur le caractère illégitime de l'entité raciste sioniste et empêcher qu'elle ne se transforme en une situation normale et acceptée dans la région arabe, parce que le rapport véritable et naturel avec cette entité hier, aujourd'hui et demain est un rapport de résistance et un démantèlement de la colonisation de peuplement. Insister aussi sur le fait que la contradiction fondamentale dans notre région est entre le projet de libération arabe d'une part et le projet impérialiste et sioniste d'autre part. La lutte entre ces deux projets ne peut trouver sa solution par un quelconque règlement. La lutte contre l'entité sioniste est une lutte pour l'existence et tout projet comportant une intégration de cette entité dans la région est un projet de domination qu'il faut combattre.

Aussi il faut s'en tenir à lutte contre la normalisation sous toutes ses formes, au plan arabe et international, parce que la normalisation est un moyen important de consacrer la domination sioniste. Il faut aussi s'en tenir au droit de retour du peuple arabe palestinien dans sa patrie, dans ses villes et villages comme un droit absolu, inconditionnel, individuellement et collectivement. C'est un droit inaliénable et non négociable et aucune autorité ne peut se prévaloir du droit de le rétrocéder sous aucune forme. Nous affirmons l'arabité de ce droit parce qu'il fait partie intégrante du projet de libération arabe.

5) Le refus total et catégorique de l'occupation de l'Irak et de toutes ses conséquences.

6) Nous nous tenons aux côtés de la résistance multiforme et surtout militaire contre l'occupation.

7) Ce qu'on appelle légitimité internationale et à laquelle on se réfère actuellement, traduit en fait la domination impérialiste américaine sur le monde. La seule légitimité que nous reconnaissons est celle qui émane des peuples et de leurs intérêts naturels, historiques et moraux. C'est la référence de base pour les peuples d'accepter ou de refuser les décisions internationales.

8) L'unité de combat dans la patrie arabe, fondée sur les principes humanitaires non chauvinistes, respectueux de la diversité culturelle et des croyances, est le fondement de la victoire et en même temps celui de la réalisation de l'unité arabe en tant que projet humaniste en droite ligne de la lutte internationale qui conduira à la défaite définitive de l'impérialisme.

9) Le combat pour la libération et la démocratie est une confrontation permanente avec l'impérialisme et les régimes dépendants et ne peut s'opérer que sur la base de la garantie des intérêts économiques et sociaux des classes populaires et de la souveraineté des peuples sur leurs pays et leurs ressources.

10) Le refus de tout investissement étranger des organisations gouvernementales et non gouvernementales parce que cela relève de l'investissement étranger et de ses préoccupations et que cela constitue le moyen de consacrer la domination impérialiste, de diviser les causes arabes fondamentales en une multitude de petites causes marginales par rapport au cours historique et à la lutte générale et qu'enfin c'est une atteinte au projet arabe et une tentative de domestiquer les intellectuels.

11) Nous insistons sur l'importance de l'analyse théorique fondée sur une connaissance en changement permanent pour comprendre et intégrer la structure de l'impérialisme, ses projets coloniaux dans notre région arabe et dans le monde et pour comprendre aussi la nature des régimes dictatoriaux qui nous gouvernent. Il est ainsi nécessaire d'avoir pour référence permanente une référence populaire arabe qui défend les causes et les intérêts arabes, ainsi que les causes et les intérêts des peuples en lutte pour leur libération. C'est le préambule nécessaire à toute action énergique véritablement populaire et qui enrichit par là-même les orientations politiques.

12) Toute personne ou organisation, arabe ou internationale, en accord avec les points essentiels développés ici, est partie intégrante de ce projet de front de résistance contre l'impérialisme et le sionisme et un allié dans ce combat. Nous mettons à votre disposition une invitation qui reste ouverte à toute proposition et susceptible d'être enrichie par vos suggestions.

L'axe principal du congrès est: Impérialisme et résistance populaire arabe et tous les autres thèmes en rapport tournent autour de cet axe, tels que Le projet du grand Moyen-Orient, la situation en Irak, la situation en Palestine, les « projets américains de démocratisation », la normalisation.. etc.

Date et lieu du congrès : le Caire du jeudi 20 avril 2006 au samedi 22 avril 06


Les documents du congrès : la participation au congrès par des papiers est ouverte à tous et leur réception par courrier électronique se fera jusqu'au 10 mars 2006. Les contributions présenterons une analyse de la situation actuelle et leur développement dans l'avenir, avec en face une réponse à la question « que faire ?

Une priorité sera donnée aux contributions qui respecteront ces conditions dans la présentation et la discussion au cours des assises du congrès.

Toutes les contributions seront distribuées aux participants avant la tenue du congrès.

Les travaux du congrès déboucheront sur 1) un communiqué politique ; 2) Un plan concret d'action ; 3) Un secrétariat exécutif.

Remarques importantes :

1) Nous recevons les suggestions concernant la conception proposée pour l'organisation de ce congrès jusqu'à une date limite : 20 janvier 2006 C'est sur cette base que sera définitivement définie l'invitation au congrès et distribuée à tous.

2) Ce congrès appartient aux congressistes, aussi chaque participant assume les frais de voyage et de séjour.

3) Nous encourageons ceux qui peuvent couvrir les frais de participation d'autres congressistes à le faire.

4) Nous invitons les personnes qui ne seraient pas en mesure d'assurer leurs frais de participation, de nous en informer afin d'essayer de faire quelque chose pour leur garantir la participation.

5) Les participants sont invités à remplir les imprimés de participation qui leurs seront envoyés en même temps que les invitations définitives.

Toutes observations, suggestions ainsi que les contributions doivent être envoyées aux adresses mél suivantes :
hbustani2@yahoo.com
arabl@yahoo.com
nkassass@yahoo.com

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