Communiqué
de la 4ème campagne internationale contre l'occupation
usaméricaine et sioniste, tenue au Caire les 25-26
et 27 mars
Original : Hamdi El Husseini, http://islamonline.net/Arabic/doc/2006/03/article07.shtml
Traduit de l'arabe par Ahmed
Manaï, membre de Tlaxcala, le réseu de traducteurs
pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es).
cette traduction est en Copyleft.
Plus de 140 personnalités et
militants arabes et étrangers, hostiles à
l'occupation usaméricaine de l'Iraq, ont appelé
à créer un mouvement arabe pour le changement
et pour élaborer une stratégie populaire
arabe de démocratisation et d'alternance pacifique
au pouvoir, parallèlement au soutien multilatéral
à la résistance contre l'occupation en
Palestine et en Iraq.
C'est l'objet du congrès de
la quatrième campagne internationale contre l'occupation
usaméricaine et sioniste, qui vient de terminer
ses travaux ce dimanche soir le 26 mars 2006, sous le
titre « Avec la résistance en Palestine
et en Iraq et contre l'impérialisme et le sionisme
».
Texte du communiqué final : «
Pour la résistance en Palestine et en Iraq..et
contre la mondialisation, l'impérialisme et le
sionisme ». Le quatrième congrès
du Caire se tient alors qu'on enregistre de graves développements
au niveau de la lutte contre la colonisation usaméricano-
sioniste et contre la mondialisation capitaliste sauvage.
En Iraq, la résistance armée contre l'occupation
anglo- usaméricaine et ses agents se développe,
provoquant l'isolement du gouvernement fantoche et la
paralysie de ses services. L'occupation pour sa part,
fomente les complots pour faire monter les tensions
entre chiites et sunnites, afin d'affaiblir la résistance,
la dévier de sa voie et ternir son image. En
Palestine, malgré l'encerclement et les assassinats
quotidiens, le peuple palestinien a apporté la
preuve dans les dernières élections législatives,
que son choix demeure comme toujours, celui de la résistance
et de la lutte. Le succès éclatant du
Hamas a constitué un coup terrible, non seulement
pour les sionistes et l'occupation usaméricaine
dans la région, mais aussi pour tous les régimes
arabes qui ont parié sur la soumission du peuple
palestinien. Ce peuple est confronté aujourd'hui
à de grands défis. Les sionistes continuent
à dresser le mur de l'apartheid et à transformer
Gaza et les villes de Cisjordanie en grandes prisons.
Ils poursuivent leur escalade militaire et multiplient
leurs crimes contre les Palestiniens, alors que la colonisation
usaméricaine et ses agents européens menacent
d'affamer le peuple palestinien par l'arrêt de
leur aide. Les régimes arabes déploient
de fortes pressions sur le nouveau gouvernement du Hamas
afin de le contraindre à accepter les conditions
et les concessions à la légitimité
internationale, qui feraient de lui « un réaliste
et un pragmatique ». Le but ultime étant
de désarmer la résistance et de lui faire
reconnaître l'entité sioniste et d'accepter
la logique de négociations dont le peuple palestinien
n' a rien retiré au cours des deux dernières
décennies.
Le peuple palestinien continuera sa
résistance, le gouvernement du Hamas sera capable
de faire face aux graves défis qui l'assaillent.
Mais cette résistance et cette lutte ont un besoin
urgent d'une nouvelle vague de soutien et de solidarité
de la part des masses arabes.
Le soutien et la solidarité
avec la résistance iraquienne et palestinienne
ne peuvent être effectifs et complets s'ils sont
menés indépendamment du combat des peuples
arabes et musulmans pour la liberté et la démocratie.
Les régimes despotiques arabes enserrent le cou
de leurs peuples au point de les étrangler. Ces
régimes répriment leurs peuples par les
méthodes policières, par la corruption,
les politiques capitalistes de paupérisation
et de dépendance totale aux intérêts
usaméricains et sionistes dans la région.
Mais ils affrontent la colère montante et le
refus croissant de leurs politiques par les peuples.
Le succès des mouvements populaires en Amérique
latine dans leur refus de la domination usaméricaine,
la mondialisation capitaliste sauvage et les politiques
de marché, prouve que cette domination et les
politiques qui lui sont liées ne sont pas éternelles
et que ce n'est pas la fin de l'histoire, comme le prétendent
nos ennemis.
Mais nous sommes face à de graves
défis, puisque le colonialisme usaméricain
menace d'étendre sa guerre à la Syrie
et à l'Iran et de faire exploser les tensions
intercommunautaires. Les sionistes pour leur part, menacent
d'imposer des frontières qui engloutiraient Al
Quds et la majeure partie de la Cisjordanie. Quant aux
régimes arabes et malgré leur fragilité,
ils continuent à remplir les prisons et à
exécuter les ordres de Washington et de Tel Aviv.
Malgré tout, la congrés du Caire a terminé
ses travaux en rendant publiques les recommandations
suivantes :
En soutien à la résistance
en Iraq :
1) Nécessité d'élaborer
une stratégie populaire arabe pour contrer la
stratégie usaméricaine-sioniste.
2) Réactiver les campagnes de boycott des produits
usaméricains et britanniques
3) Faire face aux menaces de guerre contre l'Iran et
la Syrie.
4) Développer la culture de la résistance,
rompre l'encerclement de la résistance Iraquienne
et appeler les pays frontaliers de l'Iraq à soutenir
la résistance légitime iraquienne.
5) Soutenir la résistance iraquienne en tant
que représentant légitime du peuple iraquien,
l'indépendance de l'Iraq, l'unicité et
l'indivisibilité de se son territoire.
6) Réactiver les mouvements populaires et civiques
afin d'apporter le soutien nécessaire aux victimes
et blessés de l'occupation , organiser l'envoi
des aides matérielles et en médicaments
au peuple iraquien et constituer des comités
de base en soutien à la résistance iraquienne.
7) Appeler à manifester d'une façon permanente
contre l'occupation de l'Iraq et s'opposer à
tout envoi de troupes arabes en Iraq.
En soutien à la résistance
palestinienne :
1) Réitérer le refus de
tout marchandage à propos de la reconnaissance
de l'entité sioniste, inviter toutes les organisations
palestiniennes à réactiver les recommandations
du congrès du Caire de mars 2005 et tout particulièrement
la réorganisation de l'Organisation de Libération
de la Palestine (OLP), sur de nouvelles bases politiques
et organisationnelles, capables de réaliser les
intérêts du peuple palestinien et son unité
nationale.
2) S'attacher à distinguer dans le discours politique
entre la lutte contre le sionisme et le judaïsme.
3) Résister à toute tentative de faire
des concessions dans les choix permanents nationaux
et appuyer sur le droit inaliénable du peuple
palestinien à retourner dans son pays et à
retrouver sa terre.
4) Rappeler que la colonisation est toujours présente
malgré le retrait sioniste de Gaza et le succès
électoral du Hamas.
5) Rappeler que le Hamas a eu un pouvoir du peuple palestinien
pour poursuivre la résistance et inviter les
organisations palestiniennes à soutenir activement
le gouvernement élu du peuple palestinien.
6) Refuser toute concession sur le projet de la résistance.
7) Développer les moyens de lutte des organisations
palestiniennes et étendre les domaines de confrontation
avec l'ennemi sioniste.
8) Réactiver le boycott économique et
politique de l'entité sioniste et de tous ceux
qui la soutiennent.
9) Préparer le passage de l'attitude de soutien
à la participation effective des peuples arabes
et musulmans à la résistance palestinienne.
10) Ouvrir une souscription populaire arabe pour soutenir
le projet de la résistance palestinienne et briser
l'encerclement sioniste. 11) Réactiver toutes
les formes de solidarité et de soutien populaires
à la résistance.
12) Refuser toutes les tentatives de réactiver
l'initiative de paix arabe ou de lui ajouter la feuille
de route et réclamer du Sommet arabe qu' il appelle
tous les gouvernements arabes à rompre leurs
relations politiques, économiques et culturelles
avec l'entité sioniste et leur réclamer
de redoubler leur aide au gouvernement palestinien.
En soutien aux revendications démocratiques
des peuples arabes :
1) Appeler à un mouvement arabe
de réforme et contre la corruption, le despotisme,
l'occupation et la dépendance. 2) Décréter
le 25 mai de chaque année journée de soutien
international au peuple égyptien. 3) Créer
des mécanismes de coordination entre les divers
mouvements et fronts de réforme. 4) Mettre sur
pied une commission regroupant toutes les forces politiques
nationales égyptiennes en solidarité avec
les juges, les journalistes, les enseignants et les
étudiants.
A propos des menaces sur l'Iran et la
Syrie :
1) Réactiver les mouvements et
les campagnes populaires contre l'escalade usaméricaine
contre la Syrie et l'Iran. 2) Mettre sur pied un front
international et non seulement arabe, pour soutenir
la résistance et empêcher la guerre contre
la Syrie et l'Iran. 3) Activer une pression populaire
pour faire évacuer les bases américaines
des pays arabes. 4) Décréter une journée
internationale en solidarité avec la Syrie et
l'Iran et contre les menaces usaméricaines.
5) Soutenir le dialogue inter- libanais
afin de sortir de la crise Libanaise, ainsi que la résistance
Libanaise contre l'occupation sioniste et refuser l'interprétation
usaméricaine et occidentale de la résolution
1559 qui a pour but d'imposer au Liban la domination
occidentale.
Les participants ont dénoncé
le refus des autorités égyptiennes de
délivrer des visas d'entrée aux frères
iraquiens le Cheikh Settam Al Kouod, Oussama Meta Zenoun,
Hassen R'bii, Majid Al Kouod, Mohamed Fennan Al Abidi,
Salem Nahad Al Azzaoui, des mouvements Le Feu de l'Iraq
et du Front des intellectuels iraquiens. Les participants
ont convenu d'entrer en relation avec tous les mouvements
pour la paix, les mouvements populaires contre la guerre
et le sionisme et pour la Palestine et le choix démocratique
du peuple palestinien.
Les participants ont chargé
une commission de suivre l'exécution des recommandations
présentes et de présenter un rapport au
cinquième congrès. Les participants ont
publié : La déclaration et l'appel du
Caire contre la guerre contre l'Iran. Un appel pour
une action commune afin d'empêcher la guerre contre
l'Iran avant qu'il ne soit trop tard et dont voici le
texte :
Nous, organisations, institutions, initiatives
et individus participant au quatrième Congrès
du Caire : Déclarons notre soutien avec le peuple
Iranien menacé par une guerre de la part de l'administration
usaméricaine et ses alliés, à son
droit à la maîtrise de la technologie nucléaire
dans des buts pacifiques. Nous déclarons faire
tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher
une guerre qui causera une véritable catastrophe
humaine et environnementale si elle se produisait.
Nous appelons à faire de la
journée du 6 mai, une journée internationale
d'action commune contre la guerre qui se prépare,
et appelons à coordonner notre action contre
la guerre avec les mouvements européens et le
Forum social européen qui manifeste aujourd'hui
même en Grèce.
Si malgré tout, la guerre venait
à éclater, nous appelons tous les mouvements
et toutes les initiatives anti-guerre de par le monde
et dès le premier jour de la guerre et au lâchage
de la première bombe sur le sol iranien, à
intensifier leurs actions, en manifestant, en occupant
les universités et les écoles, en interdisant
les accès aux routes.. Non à la guerre
contre l'Iran Oui à la solidarité avec
le peuple iranien.
Du Caire à Beyrouth,
rafale de baffes pour Condy Rice
La ministre des Affaires impériales de Debelyou,
en tournée au Moyen-Orient, s'es prise baffe
sur baffe : d'abord au Caire, où Moubarak lui
a dit être opposé à un gel des aides
financières destinées à l'Autorité
palestinienne sous prétexte de victoire du Hamas,
puis à Riyad où les Saoudiens lui ont
dit la même chose, ensuite à Abou Dhabi
et enfin à Beyrouth, où Hassan Nasrallah,
le chef du Hezbollah, l'a mise au défi de désarmer
son mouvement.
"Rice a dit qu'il fallait appliquer la résolution
1559 (de l'Onu), ce qui veut dire que le Hezbollah soit
désarmé à terme (..) Que les navires
américains viennent nous désarmer",
a dit ironiquement cheikh Nasrallah, devant une centaine
de milliers de ses partisans rassemblés dans
la banlieue sud de Beyrouth pour protester contre l'attentat
qui a endommagé mercredi un lieu saint chiite
en Irak, à Samarra.
"Celui qui réclame le désarmement
du Hezbollah rend un service à Israël en
premier lieu (..). Désarmer la résistance,
que ça soit au Liban ou en Palestine, c'est rendre
un service à Israël", a répété
plus d'une fois Nasrallah devant une foule galvanisée
qui appuyait son refus de désarmer.
Le discours de Nasrallah est intervenu après
le départ de Condy Rice de Beyrouth, où
elle a effectué une visite inopinée de
quelques heures, préférant ne pas s'éterniser
dans cette ville si dangereuse pour les gens comme elle.
Voici ce qu'écrit l'agence
AFP depuis l'aéroport de Shannon, en Irlande,
où Rice a fait une escale technique avant de
rentrer pour le week-end chez elle.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza
Rice qui a achevé vendredi une tournée
de cinq jours au Proche-Orient, a échoué
à obtenir le soutien des pays arabes à
sa politique d'isolement du Hamas et de l'Iran.
Avant son départ, le chef de
la diplomatie américaine avait appelé
les pays arabes à cesser de financer d'Autorité
palestinienne en cas de formation d'un gouvernement
par le Hamas.
"J'espère que tout Etat
qui envisage de financer un gouvernement dirigé
par le Hamas pensera aux implications de ceci pour le
Proche-Orient et pour le processus de paix au Proche-Orient",
avait-elle déclaré à plusieurs
journalistes arabes.
Elle avait aussi lancé une vaste
offensive diplomatique contre l'Iran, qu'elle avait
qualifié de "banque centrale du terrorisme"
et de menace pour la région en raison de son
programme nucléaire.
Or, aussi bien en Egypte qu'en Arabie
Saoudite et aux Emirats arabes unis, ses entretiens
n'ont pas apporté les résultats escomptés.
Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères,
Ahmed Abou Gheit, a estimé qu'il fallait "donner
du temps" au Hamas et s'est abstenu de condamner
l'Iran, au cours d'une conférence de presse commune
avec Mme Rice. A Ryad, le chef de la diplomatie saoudienne,
Saoud al-Fayçal, a prévenu que Ryad "continuerait"
à aider financièrement l'Autorité
palestinienne, même avec un gouvernement du Hamas.
"Nous ne souhaitons pas lier l'aide
internationale au peuple palestinien à d'autres
considérations que leurs terribles besoins humanitaires",
a déclaré le prince Saoud devant la secrétaire
d'Etat. Le ministre saoudien s'est abstenu de condamner
clairement le programme nucléaire iranien, soulignant
qu'il "n'y a pas de preuve que (les Iraniens) cherchent
à se doter de l'arme nucléaire".
Enfin à Abou Dhabi, dernière
étape de sa tournée, les six monarchies
du Golfe ont certes évoqué la "prolifération
nucléaire" au Proche-Orient dans un communiqué
commun publié à l'issue d'une rencontre
de Mme Rice avec ses homologues du CCG (Conseil de Coopération
du Golfe).
Mais le texte ne mentionne pas l'Iran
et "réaffirme la nécessité
de garder la région du Golfe libre de toute arme
de destruction massive", une formule habituellement
utilisée par les pays arabes pour faire allusion
à Israël, qui n'a jamais reconnu posséder
l'arme nucléaire.
Dans l'avion la ramenant à Washington,
avant de faire escale à Shannon (Irlande), Mme
Rice a cependant assuré à quelques journalistes
avoir ressenti pendant sa tournée un soutien
"complet et très fort" des pays arabes
au consensus de la communauté internationale
sur l'Iran. Dans le Golfe, "il y a de larges inquiétudes
au sujet de l'Iran et de ses activités nucléaires",
a-t-elle ajouté, souligant que l'Egypte s'était
"clairement exprimée" en votant pour
le renvoi du dossier nucléaire iranien au Conseil
de sécurité de l'Onu.
Autre sujet de déception pour
Mme Rice, ses appels à développer la démocratie,
qu'elle considère comme un antidote au terrorisme,
ont rencontré peu d'échos en Egypte, où
l'opposant Ayman Nour a de nouveau été
inquiété par les autorités aussitôt
après son départ du Caire. C'est au Liban,
où elle a effectué sur les chapeaux de
roue une visite surprise de quelques heures, que Mme
Rice a trouvé un rare sujet de satisfaction,
en rencontrant les principaux dirigeants du pays, y
compris le ministre des Affaires étrangères
Fawzi Salloukh, pourtant nommé par le Hezbollah.
Tout en assurant ne pas vouloir interférer
dans les affaires internes libanaises, elle a envoyé
un message fort au Libanais en prenant soin de ne pas
rencontrer le président pro-syrien Emile Lahoud,
dont une grande partie de la classe politique veut le
départ. Source : AFP, 24 février 2006
Appel à une
Alliance populaire arabe de résistance
Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre
de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la
diversité linguistique (transtlaxcala@yahoo.com).
Cette traduction est en Copyleft.
Suite à la réunion préparatoire
qui s'est tenue au Caire au mois de mars 2005 et aux
débats sur la nécessité de créer
une structure de coordination pour les activistes et
les organisations populaires arabes, fidèles
aux intérêts de leurs peuples, qui refusent
catégoriquement les thèses défaitistes
et opportunistes et s'opposent aux projets impérialistes
et sionistes, nous lançons cette invitation ouverte
pour participer au congrès constitutif de l'Alliance
populaire arabe de résistance et sur la base
des conclusions de la réunion préparatoire.
Sur la base de la nature des luttes dans le monde arabe
et face à l'escalade de l'agression impérialiste
et sioniste contre nos pays arabes et à la généralisation
des courants défaitistes, un certain nombre d'activistes
a pris l'initiative de réfléchir aux fondements
nécessaires à l'élaboration d'une
vision radicale de résistance.
Ils sont parvenus aux conclusions suivantes comme base
d'une action de construction d'un mouvement populaire
arabe de résistance, en symbiose avec les mouvements
internationaux de lutte contre l'impérialisme
et le sionisme.
1) L'impérialisme est l'ennemi principal des
peuples. Il n'est pas unique mais multiple et divers.
Mais le plus dangereux des impérialismes, le
plus sophistiqué et le plus agressif d'entre
eux est l'impérialisme américain. Ses
intérêts peuvent être contradictoires
et opposés aux autres impérialismes, mais
cela ne veut dire en aucun cas, que ces derniers sont
les alliés de notre combat. D'où notre
vision claire que nous devons lutter en priorité
contre l'impérialisme américain parce
que cette lutte va approfondir ses contradictions avec
les autres impérialismes. Dès à
présent nous devons déclarer le contenu
de la globalisation comme d'essence impérialiste,
ainsi que le projet du grand Moyen-Orient
2) Les classes au pouvoir et les régimes dominants
dans les pays arabes sont dépendants de l'impérialisme
et à son service. Ils servent ses intérêts
et ne peuvent être de ce fait dans le camp favorable
aux intérêts des peuples. Les réformes
qu'ils prétendent réaliser constituent
une grande imposture, d'où la nécessité
de lutter contre ces forces parce que cela est une partie
de la lutte contre l'impérialisme.
3) La lutte contre l'impérialisme dans l'Orient
arabe (Irak, Palestine, Liban, Syrie..) est une continuité
de la lutte contre la colonisation et la dépendance.
Actuellement c'est l'élément principal
de la lutte internationale contre l'impérialisme
et la défaite de ce dernier en Orient arabe serait
un pas important dans l'échec du projet impérialiste
au plan arabe et mondial.
4) Insister sur le caractère illégitime
de l'entité raciste sioniste et empêcher
qu'elle ne se transforme en une situation normale et
acceptée dans la région arabe, parce que
le rapport véritable et naturel avec cette entité
hier, aujourd'hui et demain est un rapport de résistance
et un démantèlement de la colonisation
de peuplement. Insister aussi sur le fait que la contradiction
fondamentale dans notre région est entre le projet
de libération arabe d'une part et le projet impérialiste
et sioniste d'autre part. La lutte entre ces deux projets
ne peut trouver sa solution par un quelconque règlement.
La lutte contre l'entité sioniste est une lutte
pour l'existence et tout projet comportant une intégration
de cette entité dans la région est un
projet de domination qu'il faut combattre.
Aussi il faut s'en tenir à lutte contre la normalisation
sous toutes ses formes, au plan arabe et international,
parce que la normalisation est un moyen important de
consacrer la domination sioniste. Il faut aussi s'en
tenir au droit de retour du peuple arabe palestinien
dans sa patrie, dans ses villes et villages comme un
droit absolu, inconditionnel, individuellement et collectivement.
C'est un droit inaliénable et non négociable
et aucune autorité ne peut se prévaloir
du droit de le rétrocéder sous aucune
forme. Nous affirmons l'arabité de ce droit parce
qu'il fait partie intégrante du projet de libération
arabe.
5) Le refus total et catégorique de l'occupation
de l'Irak et de toutes ses conséquences.
6) Nous nous tenons aux côtés de la résistance
multiforme et surtout militaire contre l'occupation.
7) Ce qu'on appelle légitimité internationale
et à laquelle on se réfère actuellement,
traduit en fait la domination impérialiste américaine
sur le monde. La seule légitimité que
nous reconnaissons est celle qui émane des peuples
et de leurs intérêts naturels, historiques
et moraux. C'est la référence de base
pour les peuples d'accepter ou de refuser les décisions
internationales.
8) L'unité de combat dans la patrie arabe, fondée
sur les principes humanitaires non chauvinistes, respectueux
de la diversité culturelle et des croyances,
est le fondement de la victoire et en même temps
celui de la réalisation de l'unité arabe
en tant que projet humaniste en droite ligne de la lutte
internationale qui conduira à la défaite
définitive de l'impérialisme.
9) Le combat pour la libération et la démocratie
est une confrontation permanente avec l'impérialisme
et les régimes dépendants et ne peut s'opérer
que sur la base de la garantie des intérêts
économiques et sociaux des classes populaires
et de la souveraineté des peuples sur leurs pays
et leurs ressources.
10) Le refus de tout investissement étranger
des organisations gouvernementales et non gouvernementales
parce que cela relève de l'investissement étranger
et de ses préoccupations et que cela constitue
le moyen de consacrer la domination impérialiste,
de diviser les causes arabes fondamentales en une multitude
de petites causes marginales par rapport au cours historique
et à la lutte générale et qu'enfin
c'est une atteinte au projet arabe et une tentative
de domestiquer les intellectuels.
11) Nous insistons sur l'importance de l'analyse théorique
fondée sur une connaissance en changement permanent
pour comprendre et intégrer la structure de l'impérialisme,
ses projets coloniaux dans notre région arabe
et dans le monde et pour comprendre aussi la nature
des régimes dictatoriaux qui nous gouvernent.
Il est ainsi nécessaire d'avoir pour référence
permanente une référence populaire arabe
qui défend les causes et les intérêts
arabes, ainsi que les causes et les intérêts
des peuples en lutte pour leur libération. C'est
le préambule nécessaire à toute
action énergique véritablement populaire
et qui enrichit par là-même les orientations
politiques.
12) Toute personne ou organisation, arabe ou internationale,
en accord avec les points essentiels développés
ici, est partie intégrante de ce projet de front
de résistance contre l'impérialisme et
le sionisme et un allié dans ce combat. Nous
mettons à votre disposition une invitation qui
reste ouverte à toute proposition et susceptible
d'être enrichie par vos suggestions.
L'axe principal du congrès est: Impérialisme
et résistance populaire arabe et tous les autres
thèmes en rapport tournent autour de cet axe,
tels que Le projet du grand Moyen-Orient, la situation
en Irak, la situation en Palestine, les « projets
américains de démocratisation »,
la normalisation.. etc.
Date et lieu du congrès : le Caire du jeudi 20
avril 2006 au samedi 22 avril 06
Les documents du congrès : la participation au
congrès par des papiers est ouverte à
tous et leur réception par courrier électronique
se fera jusqu'au 10 mars 2006. Les contributions présenterons
une analyse de la situation actuelle et leur développement
dans l'avenir, avec en face une réponse à
la question « que faire ?
Une priorité sera donnée aux contributions
qui respecteront ces conditions dans la présentation
et la discussion au cours des assises du congrès.
Toutes les contributions seront distribuées aux
participants avant la tenue du congrès.
Les travaux du congrès déboucheront sur
1) un communiqué politique ; 2) Un plan concret
d'action ; 3) Un secrétariat exécutif.
Remarques importantes :
1) Nous recevons les suggestions concernant la conception
proposée pour l'organisation de ce congrès
jusqu'à une date limite : 20 janvier 2006 C'est
sur cette base que sera définitivement définie
l'invitation au congrès et distribuée
à tous.
2) Ce congrès appartient aux congressistes, aussi
chaque participant assume les frais de voyage et de
séjour.
3) Nous encourageons ceux qui peuvent couvrir les frais
de participation d'autres congressistes à le
faire.
4) Nous invitons les personnes qui ne seraient pas en
mesure d'assurer leurs frais de participation, de nous
en informer afin d'essayer de faire quelque chose pour
leur garantir la participation.
5) Les participants sont invités à remplir
les imprimés de participation qui leurs seront
envoyés en même temps que les invitations
définitives.
Toutes observations, suggestions ainsi que les contributions
doivent être envoyées aux adresses mél
suivantes :
hbustani2@yahoo.com
arabl@yahoo.com
nkassass@yahoo.com