Coordination pour la Défense
des Libertés en Tunisie
A l’Attention de
Monsieur le Président du
Syndicat des Avocats de France
Paris
Objet : Cas de Maître El Hani
Monsieur le Président et Cher
maître,
Je voudrais vous informer du sort fait
récemment à l’un de vos confrères
Tunisiens, pour avoir usé de son droit de citoyen
et fait acte de candidature à l’élection
présidentielle Tunisienne prévue pour
le 20 mars 1994.
Maître Abderrahmane El Hani,
avocat auprès de la cour de cassation à
Tunis, âgé de soixante ans, a été
arrêté le samedi 12 février et déféré
devant la justice pour « constitution illégale
d’une organisation politique non reconnue, propagation
de fausses nouvelles et diffamation».
Selon les dispositions du code pénal tunisien,
Maître Abderrahmane El Hani risque une peine de
prison ferme de deux à quatre ans.
D’autre part et selon les rares informations qui
ont filtré sur les conditions de sa détention,
Maître Abderrahmane El Hani aurait fait l’objet
de mauvais traitements, ses proches ont fait l’objet
d’intimidations et l’un de ses fils a été
torturé.
Cette situation n’est pas nouvelle en Tunisie,
puisque de nombreuses organisations de droits de l’homme
avaient dénoncé au cours des quatre dernières
années la torture systématique des prisonniers
politiques.
Nous serons heureux monsieur le président, qu’à
cette occasion, votre syndicat puisse exprimer de la
manière qu’il jugera utile, sa solidarité
avec un confrère sérieusement menacé
dans sa vie et peut-être aussi avec un peuple
privé du minimum de liberté.
Veuillez agréer Monsieur le Président
et cher Maître, l’expression de mes salutations
distinguées.
Savigny/ Orge le 5 mars 1994.
CDLT
Ahmed Manaï
A l’Attention du
Président du Syndicat des Jeunes Avocats de France
Paris
Objet : Cas de Maître El Hani
Monsieur le Président et Cher Maître,
Je voudrais vous informer du sort fait
récemment à l’un de vos confrères
Tunisiens, pour avoir usé de son droit de citoyen
et fait acte de candidature à l’élection
présidentielle Tunisienne prévue pour
le 20 mars 1994.
Maître Abderrahmane El Hani, avocat auprès
de la cour de cassation à Tunis, âgé
de soixante ans, a été arrêté
le samedi 12 février et déféré
devant la justice pour « constitution illégale
d’une organisation politique non reconnue et propagation
de nouvelles fausses et diffamatoires ».
Selon les dispositions du code pénal tunisien,
Maître Abderrahmane El Hani risque une peine de
prison ferme de deux à quatre ans.
D’autre part et selon les rares informations qui
ont filtré sur les conditions de sa détention,
Maître Abderrahmane El Hani aurait fait l’objet
de mauvais traitements, ses proches intimidés
et l’un de ses fils torturé.
Cette situation n’est pas nouvelle en Tunisie,
puisque de nombreuses organisations de droits de l’homme
avaient dénoncé au cours des quatre dernières
années la torture systématique des prisonniers
politiques.
Nous serons heureux, monsieur le Président, qu’à
cette occasion, votre syndicat puisse exprimer de la
manière qu’il jugera utile, sa solidarité
avec un confrère sérieusement menacé
dans sa vie et peut-être aussi avec un peuple
privé du minimum de liberté.
Veuillez agréer Monsieur le Président
et cher maître l’expression de mes salutations
distinguées.
Savigny/ Orge le 5 mars 1994.
CDLT
Ahmed Manaï